03 juin 2009
SNCF : à nous de vous faire préférer le train ?
Date : le week-end de l’ascension
Lieu de départ : Paris
Lieu d’arrivée : Montélimar
Lieu de transition : Lyon
Fait #1 :
Lieu : Gare de Lyon
Moyens d’accès aux quais : escalator en panne, veuillez emprunter les escaliers.
Circonstances non-atténuantes : il marchait une heure avant (source sûre qui a eu la chance de partir une heure avant avec un TGV direct) et nous somme en plein milieu d’un premier jour de grand week-end….
Fait #2 :
Lieu : Gare de Lyon Part Dieu
Moyens d’accès aux quais : escalator en panne, veuillez emprunter les escaliers….
Circonstances non-atténuantes : visiblement, la sncf prend le problème de santé public qu’est l’obésité très au sérieux. Un jour de départ en grand week-end, ils sont sûr de toucher plus de gens comme ça.
Fait #3 :
Lieu : Lyon Part Dieu toujours.
Heure d’arrivée sur le quai : 16h10
Heure prévue du départ du TER : 16h25
Heure effective du départ du TER : 16h50
Nombre de trains passés sur la voie de départ de notre TER entre 16h25 et 16h50 : 3
Nombre de changements de quais pour rien : 2
A noter que la SNCF à un sens de l’humour peu compris des usagers, mais très cynique :
On voit notre TER qui rentre en gare, qui s’avance, qui s’avance, qui… qui s’arrête à 50 mètres de nous avec un quai bondé comme un premier jour de solde ! Obligées donc de monter sur les gens pour pouvoir grimper dans ce TER (à 50 euros la place quand même hein…) tandis que la SNCF sifflait le départ du train au bout de deux minutes à peine (avec toute une masse dehors, bien évidemment. Tant qu’à faire, c’est plus drôle de voyager le TER vide n’est-ce pas). C’est eux qui sont en retard, mais c’est à nous de nous tasser comme du bétail (et de s’asseoir sur un remboursement, car, tenez-vous bien : le TER n’ayant pas d’obligation d’horaire, il n’y a pas de remboursement possible… Et oui !)
Bref, on arrive quand même à grimper, et Ô miracle ! on trouve de quoi s'asseoir !
“La SNCF à mis deux cars à disposition de Valence pour décharger le train et éviter que les gens soient debout, veuillez les emprunter. Merci”
C’est vrai que 50€ un trajet Lyon-Valence en car, c’est pas cher… Et puis quoi encore !
Lieu de départ : Montélimar
Lieu d’arrivée : Massy-Palaiseau
Lieu de transition : Lyon
Le saviez-vous ? Pour un jour national de grève interprofessionnelle, la SNCF est la seule à faire grève la veille dès 20h, et le lendemain de la grève, voir la fin de semaine quand la grève est un mardi….
Beaucoup d’appréhension, car notre TGV doit arriver à 20h30 à Massy-Palaiseau.
Notre TGV étant à destination de Nantes, nous avosn eu le droit aux annonces suivantes :
Annonce #1 : “Mesdames et messieurs, bienvenue dans le TGV à destination de Rennes”.
Annonce #2 : “Mesdames et messieurs, bienvenue et merci d’avoir rejoint le train à destination de Rennes”
Petit Machin : “Et sinon, Rennes, tu connais ??”
Oui oui, Nantes a changé de nom, maintenant, ça s’appelle Rennes... Aller, comme c’est plus pratique et que ça évite la confusion, on a qu’à dire que toutes les villes s’appellent Rennes désormais !
A se demander si à la SNCF :
a) Ils prennent de la drogue
b) Ils sont nuls en géographie
c) Ils sont fatigués à force de faire grève
d) Réponses a, b et c.
Fort heureusement, ces malheurs ferroviaires ne nous ont pas empêchées de passer un loooooong et très bon week-end sous le soleil (très chaud) du Sud. On a profité :
De la verdure et des 60 ha d’exploitation de Bopapa

Des animaux
(pleins de brebis et d'agneaux, 4 chats, 2 chatons, 2 chiens, 1 âne, des sangliers, 1 loup, entre autres)
Et en particulier de notre future peluche
21 février 2009
Je veux !
Je veux une faluche, objet estudiantin par excellence, véritable carte de visite de notre cursus et signe de ralliement dans la fête. Je n'en ai pas croisé à Paris X, et vu le peu d'activité dans cette fac à la ramasse, j'en déduis qu'il n'y en a tout simplement pas. Dommage, j'aurais bien porté ma faluche avec son ruban en satin jaune pour signifier que j'appartiens à la corporation de psycho, avec mes étoiles d'années réussies, et mon chameaux à l'envers pour dire que je suis célibataire. C'est dommage que cet esprit ne fasse partie que de certaines fac, et que de certaines filières...
Je veux aussi ma "commencement ceremony" pour pouvoir porter cette toque qui donne à la fois l'air con et sérieux, et cette longue tunique sous laquelle tu peux venir à poil si l'envie t'en prend. Je veux pouvoir aller récupérer mon diplôme dans une cérémonie fastueuse et non pas dans un bureau minable d'un immeuble construit en 70 avec les murs et le mobilier qui vont avec, et avec la secrétaire pas aimable qui te sort un "félicitations" vraiment pas enjoué... Je veux pouvoir jeter en l'air ma toque, avec tous les étudiants de la fac pour m'enivrer de cet élan de joie d'avoir fini ses études. Je veux pouvoir poser en photo avec mes parents, dans cette tenue, et mettre la photo dans un joli cadre que j'accrocherai partout où j'habiterai. Et ma famille aura bien sûr un double, ce qui fait qu'on verra tous les petits enfants déguisés comme ça sur les photos de chez mes grand-parents. Les gens seront admiratifs devant cet apparat.
Je veux aussi ma "senior prom", où j'irai avec un copain homo, on jouera le couple d'hétéro, on se marrera bien. Je mettrais une robe pour une fois (oulala, que ça me coûte d'écrire ça !), je serais super bien coiffée, et mon cavalier aura la classe internationale avec son super smoking. On dansera comme pas permis, en compagnie de gens qu'on a croisé et qu'on a jamais vu dans de telles tenues. Tout le monde sera beau, magnifique, et brillant. Tout le monde arborera son sourire Colgate.
A la fin, ce sera les élections de la "Prom Queen" et du "Prom King", ce sera émouvant.
Mouais... En bref, j'en ai marre de l'université anonyme et sans âme à la Française, je veux une université à l'Anglo-Saxonne, où t'es fière de porter un t-shirt de ta fac, ou un pull 10 ans après (pour dire, je ne connais même pas les couleurs de ma fac, si tant est qu'elle en ait !). Où tu veux que tes enfants aillent, parce que c'est la tradition familiale que de passer par cette université.
En France, c'est plutôt "syndicats" et compagnie", on se vante d'avoir fait partie de tel combat ("J'ai fait 68" "J'étais au CPE"...). Le glamour à la Française quoi...
Pourtant, ya pas à dire, ça claquerai de porter un truc avec ça dessus :
24 janvier 2009
Poussée d'Archimède
Un jour, Archimède s'écria “eurêka” lorsqu’il trouva la loi de physique qui dit que tout corps plongé dans un liquide subit une poussée verticale, en fonction du poids de celui-ci.
Bien évidemment, Archimède était trop éloigné de notre siècle pour pondre la suite de sa loi, qui dirait que tout corps plongé dans son bain recevra le seul appel de la journée à ce moment bien précis.
Archimède aurait même pu aller plus loin, en disant que quelque soit le moment de la journée où est plongé le corps, le téléphone sonnera quand même à ce moment précis.
Et de poursuivre en disant que le téléphone sonnera que lorsque le corps sera plongé depuis plus d’un temps T, qui se calcule par la racine carrée du poids du corps plongé dans la bain (soit 7 minutes en ce qui me concerne).
En bref, une sorte de loi cosmico-temporo-spatiale qui fait que le destin de ma vie téléphonique est indéniablement lié à la plongée de mon corps dans mon bain...
17 décembre 2008
Trop la poisse !
Le jour de mes 13 ans, ma famille m’a offert un parfum qui allait changer ma vie : “Eau d’Eden” de Cacharel. J’avais trouvé ma fragrance, mon parfum, mon aura !
Fleuri, léger, avec beaucoup d’arôme, une tenue très longue (à tel point que j’vais des scrupules à mettre mes pulls au sale tellement le parfum prenait toute sa grandeur au fur et à mesure que la journée passait)
Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Je lui faisais cependant quelques infidélités avec du “Hugo woman”, ou bien du “CK One”, adolescence oblige... Mais au final, je revenais toujours vers lui.
Et un jour, ce fût le drame : Cacharel a arrêté définitivement la production d’Eau d’Eden !
Errant dans les Sephora et autre Marionnaud à la recherche d’un fantôme, je dus me rabattre vers des parfums qui faisaient mon bonheur sur le coup, mais qui :
- N’avaient aucune prestance en comparaison
- Ne duraient pas au fil de la journée
- Etaient soit trop lourd, soit trop léger….
Ce fût une longue alternance de parfums, où je me retrouvait sans aura, presque sans assurance, du fait de cette incertitude olfactive….
Et un jour, je tombe sur “Aquawoman” de Rochas. Ce parfum m’a littéralement charmée : fort, avec de la contenance, il offrait une teinte iodée sans équivalent !
Je ne suis pas tombée sous le charme de suite : j’avais beau en mettre, je ne le sentais pas quand je bougeais, pas comme Eau d’Eden… J’étais déçue : tellement de présence lorsqu’on le sent au flacon, et si peu sur soi...
Et puis un jour, en vacances aux Allards, la bouteille, neuve et grand format, alla s’éclater sur le sol ! Ni une ni deux, j’esponge avec la serpillière, et vais la mettre à sécher sur la rambarde de l’escalier. A chaque fois qu’on passait devant, c’était une effluve iodée et puissante (sans doute parce qu’elle était en plein soleil, l’été). C’était comme si je sentais le parfum sur quelqu’un d’autre. Là j’étais réellement séduite !
Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que ces derniers temps, j’étais à la recherche d’un parfum. Après avoir porté Bvlgari pendant plus d’un an (un cadeau de Ginette) je voulait changer, il était trop chargé affectivement.
J’ai essayé Aqua Di Gio pour femme, un ersatz d’Eau d’Eden, mais il tient pas la route…
Je décide alors de retourner ce soir au magasin, et de me prendre un flacon d’Aquawoman, après tout, je l’aime celui-là, restons dans les valeurs sûres.
Je rentre dans le magasin, me dirige vers le côté “Rochas” et ne le trouve pas… La vendeuse me dit alors qu’il n’existe plus. Il n’existe plus ?? Tu me prends pour une conne ou quoi ??? Y a un mois, il était encore là, sur l’étalage !!!
Le patron s'occupe alors de moi, et décide d’aller vérifier tout ça. Effectivement, ils ont arrêté la production… MAIS POURQUOI ????!!!! C’est la deuxième fois qu’on me fait le coup ! Gentil, il décide de voir si on peut en trouver un en passant commande. Je lui dit que c’est pas la peine, il aurait trop un goût amer : de voir la bouteille se vider et savoir qu’on ne pourra plus en ravoir, je trouve ça pire... Valait mieux que ce soit brutal comme ça après tout…
Il m’en fait sentir deux ou trois, mais rien ne m’attire… Encore sonnée par l'annonce... Cependant...
- La dernière fois votre collègue m’a dit que beaucoup de femme prenaient des parfums d’homme ? Il y en a vraiment beaucoup ?
- Oh si vous saviez ! Pire même !
- A ce point là ???? Bon, ben je vais peut-être me laisser tenter alors...
Et voilà comment je me retrouve à prendre Aqua Di Gio, mais version homme. Beaucoup plus racé que la version femme, y a pas à dire !
En payant j’ironise un “J’espère que si celui-là me plaît bien, ils n’arrêteront pas la production dans quelques mois !”
“Aucun risque ! C’est leur meilleur vente depuis plusieurs années !”
Ouais, ben espérons que la crise ne change pas la donne, ou qu’ils ne sortent pas un nouveau truc qui range celui-là au placard…
Quoiqu’il en soit, maintenant je ferais comme pour les baskets : j’irai chez les hommes ! Marre des parfums qui sentent la vanille, la fraise tagada, ou alors qui sentent bons mais tiennent que dalle ! Je mets du parfum pour homme (ou mixte à la rigueur), et j’assume ! Non mais...
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Rien à voir avec la choucroute, mais dans cette grande tragédie olfactive, j'ai quand même eu le droit à un beau cadeau de la part de Pascal. Lorsqu'il est parti couvrir la saison de ski nordique, à Kuusamon en Finlande, il a pris cette photo a côté du tremplin de saut à ski. L'éclarage de ce dernier, plus un temps de prise un peu plus long (dixit Pascal) ont donné cette lumière presque surréaliste. Un décor tellement paisible et si exotique malgré la neige, que je l'ai de suite demandée à Pascal pour en faire un superbe fond d'écran. Et voici le résultat :
08 novembre 2008
Profs #1
J'étais partie pour vous faire un petit post sur mes profs, mais finalement, il y aura plusieurs parties. Petit slogan : cette année, c'est gratiné ! Quasiment tous mes profs ont un trait caricatural, j'ai jamais vu ça. Bon, je relativise, je les aime bien quand même, sont gentils dans l'ensemble.
Aller, on commence !
Le somnifère
Alors lui, c’est le prof qui va se pointer avec un quart d’heure de retard, va mettre trois heures à brancher son mac et trois de plus pour lancer son powerpoint (en vitesse accélérée, c’est ça le pire). Bailler quinze fois ensuite, regarder sa montre, mettre ses lunettes, puis tousser, le tout avec autant d'entrain que pour aller se faire arracher une dent. Et enfin, il va commencer son cours en parlant tout lentement, mais avec des mots bien compliqués histoire que tu comprennes bien tout ce qu’il dit. Et pour être sûr que tu prennes bien tes notes, il te fait de jolis schémas où à la fin, y a des cases de partout et des flèches dans tous les sens, un peu comme ça :
Ensuite il va faire une pause : s’arrêter, regarder sa montre, ce qui le fait bailler encore quinze fois, puis reprendre tout doucement, sans se presser.
En gros, c’est le prof enseignant-chercheur qui se fait chier à son propre cours, c'est fort, très fort ! Le problème, c'est que le sujet est très intéressant, mais il n'arrive ni à la rendre intéressant oralement, ni sur papier... Bon, il est quand même sympa (il fait un peu gros nounours) il nous met ses cours en lignes (juste 72 pages. Mon imprimante est décédée avant même que je lance l'impression, j'ai pas compris pourquoi...)
Pétrushka
Alors elle, c’est l’échappée du bloc communiste : elle est psychorigide, ressemble à un travelo une lanceuse de poids et parle avec un fort accent. Le jour de notre premier TD, on lui a fait la demande pour partir 5 minutes plus tôt, ayant un TD qui commençait à l’autre bout de la fac. J’ai bien cru qu’à ce moment là, elle allait sortir une kalachnikoff pour nous faire taire ! On s’amuse à l’imiter, bien évidemment : “Vous avoir parlé pendant cours ! Moi être gentille, mais moi fâchée si vous parler. Alors moi punir ! Moi appeler mari Igor pour fouetter vous !”
Bon, c’est caricaturale hein, parce qu’elle maîtrise quand même bien le français et toutes ses subtilités. Mais c’est vrai que parfois, quand on lui pose une question, vaut mieux être précis, sinon, elle bug un peu la Pétrushka !
L’hésitante
Malgré le féminin, il s’agit d’un prof, qui adore penser à voix haute : “Et mon texte sur mon powerpoint ? Il est pas trop haut ? Je sais pas si je vais le mettre en ligne. Non parce que si je le met en lig… Déjà je sais pas comment faire. Et puis de toute manière, ça devrait aller pour suivre, non ? Ou peut-être que je vous le mettrais en ligne. Je sais pas encore, j’hésite…” Et c’est bien là le problème !!! Il hésite tout le temps, il adore penser à voix haute ! Ce qui en soi ne me dérange pas tant que ça, mais à un moment, faudrait peut être penser à faire cours, surtout quand on est pressé dès le début de l’année parce qu’au lieu d’avoir deux amphis, on en a plus qu’un pour la même dose de cours !
C’est aussi le genre de prof qui doit bien aimer s’écouter parler (comme tous les profs de psycho clinique j’ai l’impression…). Donc quand il débute son cours en disant qu’on est très pressé, il demande quand même s’il n’y a pas des questions (sous entendu, sur le cours d’avant). Chose qui n’est pas tombée dans les oreilles de sourdes, puisque 4 greluches ont cru bon de se renseigner sur le master de clinique, et comme le prof adore parler, ben notre cours “très pressé” on se l’est carré en sucette derrière l’oreille ! Extrait du dialogue quand même :
Greluche 1 : “Et comment on fait pour rentrer en master clinique ?”
Moi à mes amis : “Mais c’est quoi le rapport avec le cours d’avant ??”
Le prof : “Ahalala ! C’est très dur !” (ouais c’est ça, il manquait 60 étudiants en master clinique cette année…) “Déjà, il vous faut…” blablabla... 10 minutes après, il répond encore sa question.
Greluche 2 : “Et au niveau des stages, comment ça se passe ?”
Moi à mes amis : “ Mais c’est pas vrai !?! Tu peux pas aller le voir à la fin du cours connasse ??? On crève pas tous d’envie de faire spé clinique bordel !”
Une demie heure plus tard, tandis que le prof répond à une quatrième question, moi à mes amis : “Je crois que je vais poser une question moi aussi : quand est-ce qu’on peux commencer le cours ??!!”
Il est très beauf aussi : il a découvert les cliparts (on les as tous découvert dans les années 90, mais lui non visiblement). Du coup, il nous dit "Je vous ai trouvé un clipart d'une balance pour illustrer la justice" Waouuuuh... "Mais comme elle me plaisait pas, j'en ai cherché une autre" Re-Waouuuh... et ça quatre fois de suite, pour voir 4 cliparts de pauvre balances... J'ai comme une petite idée sur son passe-temps le soir désormais.
Bon, faut dire que je l’ai pris en grippe aussi, car en troisième année, je commence à en avoir marre de passer 4 cours sur “Qu’est-ce qu’une science ?” “La psychologie clinique est-elle une science ?” alors que a) C’est exactement le programme de première année, donc limite, on l’a déjà un petit peu vu hein ! et b) pas besoin de passer cinquante cours là dessus, un seul ça suffit largement pour dire “oui” ou “non”.
La vicieuse
Ah là, c’est la grosse déception de la rentrée ! J’avais cette prof en amphi l’année dernière, et elle m’avait apparue comme plutôt agréable à regarder. Sachant que j’enchaînais 7h de TD le mardi, dont les 3h30 dernières heures avec elle, j’étais assez enthousiaste poru ma rentrée (surtout qu'avec mon célibat récent, il faut bien trouver des compensations) Le premier jour, on rentre dans la salle, et là je vois une femme plus qu’enrobée assise à la place de la prof. Je me dis que l’été à du être rude pour elle, j’avais gardé le souvenir d’une femme plutôt bien foutue. Mais bon, soit.
Il faut savoir que ces TD s'enchaînent de 8h30 à 15h30, on a donc pas de pause pour manger. Il se trouve que le premier jour, j’ai sortit mon tupperware dans son cours. Grossière erreur ! Elle me regarde en souriant mais l’air de dire “Vous faites quoi là ??” et moi d’anticiper la demande en lui expliquant qu’on a pas le temps de manger (sous entendu son putain de cours se finit à 14h30, d’ici là, j’ai le temps de faire 15 hypoglycémies). Elle me regarde comme si j’étais neuneu et me sors “Oui ben moi aussi j'enchaîne, et je fais pas cours en mangeant, alors vous attendrez la fin du cours !” Mais connasseuuuh ! Toi tu peux sans doute vivre sur tes réserves, mais c’est pas le cas de tout le monde !! Espèce de frustrée de la bouffe !
Bon, entre temps, elle a quand même trouvé moyen de se racheter à nos yeux : on doit faire un dossier avec une expérience dedans. Normalement, on est censé la composée de A à Z. Mais visiblement, elle a pitié de nous et nous fournit pleins de documents bien précieux qui nous épargne une grosse perte de temps ! (en plus, j'adore parce que c'est une expérience commune avec un autre TD que dirige une des ses copines enseignante. Au moment où elle nous file les documents, elle nous sort "Bon, et puis si vous croisez des étudiants de l'autre groupe, vous ne leur dites pas que c'est moi qui vous ai donné tout ça hein !" Mme C. ou comment se mettre les étudiants dans la poche !)
Voilà pour cette première partie, le prochain post, je vous parlerais de ma prof d'anglais aware, de ma prof d'amphi trop canon et d'autre encore (mais que des femmes, je viens d'épuiser le stock de mâles dans mes profs...)
31 octobre 2008
Trou temporel
Le matin, s’il y a une chose que j’apprécie beaucoup, c’est de me réveiller agréablement avec la radio (de préférence une bonne chanson qui me donne la banane dès le matin et me fait danser) aller direct à la douche après les infos. Profiter de l’eau bien bouillante pour émerger une première fois. Filer à la cuisine, une fois la douche finie, pour me faire mon café. Puis revenir dans ma chambre en peignoir et me coller devant l’ordi pour siroter mon café, histoire d’émerger une seconde fois.
En général, j’ai bien une demie-heure / trois quarts d’heure devant moi pour surfer, boire mon café, avant de m’habiller sereinement et de partir. C’est pas mal comme temps. Ouais, enfin ça le serait s’il n’y avait ce putain de trou temporel. Je ne sais pas pourquoi, mais ce moment que j’apprécie tant est souvent bouffé par une sorte d’ellipse temporelle : je regarde l’heure, 7h, puis une minute après, il est déjà la demie et je dois partir !
En général, j’ai plutôt une bonne notion du temps (j’en vois venir certains : ce qui ne veut pas dire que j’arrive à l’heure, nuance) j’arrive à bien estimer combien de temps est passé (ce qui est pratique dans les cours chiants, ça évite de se torturer à regarder l’heure toutes les minutes). Mais le matin, je sais pas pourquoi, le temps va trop, mais alors, beaucoup trop vite ! C’est super frustrant, parce qu’on se dit qu’on a du temps devant soi, et d’une coup c’est l’heure d’y aller (et là, c’est gros coup de stress parce que je suis encore en peignoir et que je dois être partie dans 5 minutes). Bon, heureusement, ça ne le fait pas tous les matins non plus, mais c’est souvent quand même !
Je sais ce que vous allez me dire : c’est parce que je suis captivée parce ce que je fais que coup je ne vois pas le temps passer. Il est vrai qu’en cours, si c’est super intéressant, je ne vois pas les 3h de CM qui passent. Dans ce cas précis, ça m’arrange plutôt (parce que 3h de CM où on sens les minutes qui s‘écoulent lentement, c’est insoutenable), mais pour le matin, même pas le temps de ne pas voir le temps passer, c’est pénible ! Comme si les forces cosmiques poussaient indubitablement les gens dans un rythme effréné dès le matin et en faire des stéréotypes du Parisien qui coure quoiqu’il arrive...
20 octobre 2008
Supernatural
Oui, l’anglais me contamine, à force de traduire des articles scientifiques en anglais jour et nuit, ça fini par atteindre mes petits neurones…
Bref, de toute façon, même le plus anglophobe comprend ce dont je veux parler. Oui, exactement, une expérience surnaturelle. Je fais effectivement partie des gens qui peuvent parler d’une coïncidence pour le moins étrange, qui laisserai une part au doute. Mais attention ! Pas d’ovni, ni de chasse aux fantômes ou que sais-je encore… Non, une petite et courte expérience assez cocasse que voici :
Lorsque j’était petite, j’avais un demi-frère, G., avec lequel nous regardions la télé le dimanche ou samedi matin, pendant que Beau-papa et maman allaient travailler ou faire les courses. Bref, ayant le choix entre Le jour du seigneur ou le monopole du Club Dorothée, notre choix était vite fait.
Il y avait une émission dans l’émission qui s’appelait “Pas de pitié pour les croissants” (Après cet aveu, je pense que je serais obligée de vous supprimer. Bon je suis sympa, je vous laisse quand même finir l’histoire, on verra ensuite). Bref, nous regardions cette daube, et il y avait Jacky et Pat, déguisés en bébés, dans des chaises hautes, en train de hurler des conneries.
Ça nous a tellement cassé les oreilles que j’ai éteint la télé, G. et moi étant partagés entre l’ennui et l’exaspération. Sauf que sans télé, l’ennui était encore plus insupportable. Rapide constat, quelques 10-15 secondes plus tard, on rallume la télé. Et là, Jacky se met à me pointer du doigt et a crier méchamment “ Ohé t’as vu ???!! Elle a éteint la télé !!!”
Glacée d’effroi, je ne bouge plus ! Je ne savais pas moi qu’ils pouvaient me voir ! Les deux uluberlus continuants à râler, je les regarde avec une attention plus que forcée pour ne pas avoir une deuxième remontrance.
G. s’est bien amusé de la situation, profitant pour se moquer, mais je le soupçonne lui aussi d’avoir cru un moment qu’ils pouvaient nous voir à travers la télé ! Toujours est-il que lorsqu’on est petit, ce genre de chose, ça vous marque : après, je prenais bien soin d’éteindre la télé mais de ne pas la rallumer, ou bien d’attendre avant de l’éteindre. Heureusement, je n’avais pas souvent accès à la télé, et encore moins à la télécommande, du fait de mon statut de cadette de la maison, autrement je pense que ce truc aurait viré au TOC !
17 octobre 2008
Et il lui dit : "Lève-toi et marche !"
Etre handicapée, ça n’est pas une sinécure ! Bon, je modère quand même mes propos, je ne suis handicapée que temporairement.
Mais si j’ai pu constater qu’avec un plâtre, les gens faisaient preuve de sollicitude, en revanche, sans le plâtre, c’est le mépris total !
Il n’y a qu’à voir à la fac : tous mes camarades étudiants, même les plus vieux, se payent ma tête. Ils en sont à prévoir une demi-heure de battement quand on se déplace d’un bout à l’autre de la fac, alors que 10 minutes suffiraient les salauds ! Non content de ça, ils n’hésitent pas à me comparer à une personne du troisième âge, ou encore à avancer vite pour pouvoir se payer ma tête, parce que je n’arrive pas à suivre. Ils en profitent ces salopiauds, parce qu’ils savent très bien que je ne peux pas leur courir après pour leur mettre une tape derrière le crâne !
L’autre chose que j’ai constaté, c’est qu’avec un plâtre, les gens ne vous fonçaient pas trop dessus (un peu quand même, n’oublions pas que la Terre est peuplée de cons !), mais alors sans le plâtre, c’est limite si je dois pas me jeter sur le côté pour les éviter !
Le pire endroit pour ça, c’est à l’entrée de la fac : le flot des étudiants y est massif et incessant.
Alors si aujourd’hui je remarche (plus ou moins) je prend quand même mes béquilles à la fac, pour les moments où je fatigue. Bien sûr, les gens ne sont pas censé savoir que je suis estropiée, mais avec une paire de béquilles dans la main, et une boiterie assez visible, ça devrait déjà mettre la puce à l’oreille. Toutefois, cette entrée, c’est la galère. Du coup, quand je me sers pas de mes béquilles, je les mets bien droit devant moi, un peu comme un pare-buffle contre lequel ces abrutis viendraient s’empaler. Et ça marche, j’ai un espace vital.
Mais bon, ça c’est encore vivable, je ne passais pas trop par cet endroit (dès lundi en revanche, ce sera le cas, arf…). Non, le pire du pire, c’est dans les allées, quand une bande de pétasses marche côte à côte, prenant bien soin de ne laisser aucun espace. J’ai deux options : soit je continue mon chemin jusqu’à ce que l’une d’entre elles se pousse, au dernier moment, et en me foutant presque un coup d’épaule, ou bien je me jette dans le parterre de fleurs. N’ayant pas pris l’option tout terrain sur mes béquilles, je vous laisse deviner ce que je choisis comme option.
Enfin bon, dans peu de temps, mon calvaire ne devrait plus être qu’un mauvais et lointain souvenir : j’ai le droit de remarcher sans mes béquille depuis peu, et mon pied commence à répondre présent petit à petit. Ma démarche de Dr House au déhanché de rêve s’estompe peu à peu, et je commence à reprendre une vie à peu près normale. Prochain défi : mardi, aller à la fac en transport, fini le taxi...
13 septembre 2008
72
C'est le nombre de personne qui m'ont demandé ce qui m'étais arrivé pour me retrouver à l'hosto / avoir une fracture / avoir un plâtre.
Beaucoup de médical et de familiale dans le lot, mais pas que. Comme quoi les gens ne s'intéressent pas qu'à eux ;)
Voici donc le générique dans un ordre chronologique aussi fidèle que possible, et avec sûrement quelques oublis :
Les pompiers (x2)
L’infirmière #1
Ma mère
Ma femme
Le médecin
Le radiologue #1 et #2
L’ortho
L’infirmière #2 et #3
Amie #1
Amie #2
La vieille dame qui accompagnait son mari
Le chirurgien
Le brancardier #1
La réceptionniste de la clinique
L’infirmier #1
L’infirmière #4, #5 et #6
L’infirmier #2
Le brancardier #2
L’anesthésiste
L’aide-soignante #1, #2 et #3
La radiologue #3
La réceptionniste de la radiologie
L’aide-soignant
Mes grands-parents (x2)
Ma tante
Les amis de ma femme (x5)
Une collègue de mes parents
L’amie d’enfance de ma mère
Mes Beaux Grands-Parents
La gérante du forfait télé de la chambre d’hosto
La famille de mon Beau-Père (x3)
La femme de ménage de mes beaux grands-parents
Le patron de la librairie
La femme du patron de la librairie
Amie #3, #4, #5 et #6
Collègue #1
Ami #1
L’infirmière à domicile #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7 et #8
Les parents du beauf de mon beau-père
Ami #2
Amie #7 et #8
Ma cousine
Voisine #1
Amie #9
La patronne du restaurant
Le chef du restaurant
Voisine #2
Infirmière du laboratoire
Merci à ces personnes pour leur sollicitude. Merci aussi aux personnes qui ont eu un petit mot ou une attention gentille et délicate envers moi. Mes proches, mais aussi autant d'inconnus que je croisais dans la rue.
Au final, le monde aura pris une dimension humaine. C'est juste dommage de devoir avoir un plâtre pour en prendre la mesure...
26 août 2008
L’instinct Grégaire
On le sait, l’homme n’est pas fait pour vivre tout seul. L’instinct grégaire, c’est ce qui pousse certaines catégories du règne animal (nous en faisons partie, si si : ordres “Primates”, genre “Homo”, ça s’invente pas héhéhé !) à aller rechercher la compagnie de ses semblables. Cet instinct est parfois exacerbé chez certains “Primates Hominidae”. Une preuve ? Tout de suite.
Ne vous est-il jamais arrivé de vous asseoir à bonne distance des gens, prenant bien soin de laisser deux, voir trois sièges d’espace entre chacun de vos congénères et vous- même ? Et de voir ensuite cet espace réduit car une personne est venue s'asseoir, non pas au milieu, mais bien à côté de vous ? Ça, c’est le coup classique, merci le grégarisme...
Récemment, j’ai eu la version “automobile”. Situation : ma mère et moi sur le parking du Leclerc. On est installées dans la voiture, mais l’épreuve d’aller faire les courses étant encore un peu rude pour mon pied dans le plâtre et mes pauvre petites mimines qui tiennent les béquilles, je reprend mon souffle, portière ouverte, pied dehors. Ma mère prend son temps aussi, farfouillant, portière ouverte elle aussi, dans son sac.
De mon côté, une place nous sépare de la voiture la plus proche. Du côté de ma mère, CINQ places (oui, j’insiste, je les ai comptées !). Une voiture arrive, Bobonne et ses gosses. A votre avis, où est-elle allée se garer ?? Et bien oui, sur LA place de libre entre notre voiture et l’autre ! Cette conne à préféré forcer le passage sur la place, me poussant à me dépêcher de rentrer si je ne voulais pas avoir une version carpette de mon plâtre !
Bien que cette fameuse place était la plus proche du magasin, il ne faut pas déconner : quiconque d’un tant soit peu intelligent préférera une place facile et marcher cinq mètres de plus, que de s’énerver à s’insérer entre deux bagnoles pour éviter de marcher cinq mètres !
Limite, plus vous essayez d’éviter de vous coller aux gens, plus ces derniers adorent se coller à vous. C’est dingue ça, aucun respect de votre espace vital ! Quoi ? Moi asociale ? Pfff, pas du tout, c’est juste que je n’ai pas l’instinct grégaire avec les gens que je ne connais pas, essayez de suivre un peu !











