17 juillet 2009
Show me !
Dans ce monde de consommation, où l’on est prêt à sacrifier la qualité et l'accueil pour en avoir plus et moins cher, un concept émerge depuis quelque temps : l’intimité. Vous avez sans doute entendu parlé d’un ami qui va voir un artiste en “showcase”, ou bien d’une amie qui a acheté sa lingerie en “showroom”. Et bien voilà, on y est. Il s’agit d’un concept où l’intimité est le maître mot : consommer, mais en groupe (très) restreint, et si possible développer le contact avec le créateur au maximum.
Pour certaines grandes marques, il s’agit tout simplement d’offrir la possibilité au client de voir le produit (canapés, literie, etc.) dans un espace dédié. Mais le concept est devenu beaucoup plus intimiste, et maintenant, les petits créateurs l’utilisent pour apposer une marque de fabrique : être au plus près du client et lui offrir un service personnalisé.
C’est donc par le biais d’Ariane et Alexis que j’ai testé mon premier showroom. C’est ainsi que nous avons rejoins un petit groupe pour un showroom organisé par Clémence Vallot, la créatrice des bijoux Murmure (site accessible en cliquant sur l'image, ou dans les liens).
Clémence nous accueille donc chaleureusement chez elle, près de l’école militaire, pour une démonstration-apéro. Sur la table basse du salon, de quoi grignoter et se servir un verre, tandis qu’elle s’affaire à ajuster des collier pour une jeune cliente. Entre deux mailles à serrer, elle nous propose de regarder sa collection, sur son étagère et au mur. Une mise en scène digne des plus chic bijouterie : collier accroché avec style dans un présentoir de velours, le tout entouré d’un cadre en bois. Le ton est donné : on assiste à une réelle exposition. Clémence nous donne alors carte blanche pour essayer les bijoux à notre guise, insistant même, car “il faut se rendre compte de ce que ça donne en le portant !”. Nous nous fîmes un peu priées, puis nous essayons quelques colliers. L’ambiance est bon enfant, on essaye les colliers, on se photographie avec, on parle de tout et de rien pendant que Clémence finit d’ajuster le collier de la jeune fille.
Une fois fini, Clémence nous parle alors de son mode de création, des matériaux qu’elle utilise. Elle ne pousse pas à la vente, ce qu’elle veut, c’est avant-tout faire découvrir la marque, et faire la connaissance de gens aussi divers que variés. Il faut dire que les
bijoux plaisent et qu’elle ne fonctionne principalement que par le
bouche-à-oreille. C’est pourquoi elle n’hésite pas à convier des gens
de divers horizons, et à se rendre très disponible. La disponibilité,
c’est d’ailleurs son maître-mot : ainsi, si entre deux heures au boulot
on souhaite passer regarder les bijoux chez elle, c’est possible, un coup de fil suffit !
Lorsque la présentation des bijoux fût finie, nous nous sommes installés dans le salon et avons discuté comme lors d’une soirée lambda. Clémence est avide de connaitre la vie de chacun d'entre nous : découvrir la vie des gens la captive, et ce, dans un but désintéressé : elle nous
confiera avoir rencontré plus de gens en ayant commencé la création de
bijoux et les showroom, qu’en étant étudiante sur Paris depuis plusieurs
années. Ainsi, entre les anecdotes de chacun, et les rigolades, l’ambiance fût fortement chaleureuse et agréable.
C’est donc un service très personnalisé : en rappelant plusieurs jours après, elle se souvenait des dimensions pour un bracelet qu’on aurait souhaité prendre, ainsi que sa composition. Car c’est ça aussi l’avantage de ce concept : il y a des modèles existants, mais on peut demander à créer son bijoux en mixant les composants. Je ne pense pas qu’on puisse faire plus personnalisé !
Si vous avez l’occasion de tester un showroom, je vous le conseille fortement. On découvre une manière de vendre qu’on ne connaissait pas jusqu’alors, on fait la connaissance de nouvelles personnes, et surtout, on passe une soirée agréable.
Peu après, j’ai failli tester le showcase (ou concert privé), en allant voir cet artiste, mais Paris étant Paris, nous n’avons jamais pu y parvenir à cause des embouteillages (merci messieurs les ministres de bloquer la circulation pour vous seul, foutant un bordel monstre, en plus des accidents de la route !). C’est bien dommage, car ayant apprécié le showroom, je ne doute pas que j’aurai apprécié cette forme de concerts intimistes !
14 décembre 2008
Agathe Cléry
Aujourd’hui, étude qualitative sur le film de Chatilez, Agathe Cléry.
Quand j’ai vu la bande-annonce, je trépignais, j’adore Lemercier. Il était donc évident pour moi d'aller voir ce film au teaser assez prometteur.
L’histoire : Agathe Cléry, directrice marketing dans les cosmétiques, raciste et discriminante à l’embauche, se retrouve noire quasiment du jour au lendemain suite à une maladie endocrinienne rare, la maladie d’Addison.
Le scénario allèche, il promet d’être drôle, mais si on s’attend à un évident revirement de perception des étrangers de la part du personnage principal, on s’attend moins au côté décalé de ce film.
En effet, il faut savoir qu’Agathe Cléry, c’est en fait un film musical. Un peu à la manière de 8 femmes de Ozon, les personnages expriment leur pensées en chanson. De bien meilleure manière que dans 8 femmes cependant, car ici, les personnages, aussi bien
principaux que figurants, chantent et dansent dans des chorégraphies
très bien faites. C’est ainsi qu’on verra tout un quai de gare rempli
de businessman, dansant et chantant au même rythme, impressionnant !
De préférence, choisissez aussi un ciné où vous serez sûr d’avoir un public hétéroclite, ça y fait beaucoup. Ainsi, dans ma salle, tout le devant était des spectateurs d’origine Congolaise (vu leur exclamation à la réplique “Elle n’est pas folle des Congolais” j’en ai tiré certaines conclusions ^^) et le derrière, des personnes âgées, au milieu les jeunes, black blanc beur. Ainsi, la salle réagissait très bien au film, s’indignant à une réplique raciste ou à un acte discriminant ; rigolant des références du nouvel univers noir que le personnage principal doit adopter (celles-ci semble avoir été bien cernées par le réalisateur aux vues des réaction des rangs de devant d'ailleurs) ; s’attachant à la détresse du personnage et sa progression dans l’acceptation ; se faisant surprendre à un revirement de situation, etc. La salle était vivante, s’exprimait et pour un peu, se serait levée pour danser lors des scènes musicales !
Car la musique, les paroles et les chorés y font beaucoup dans ce film. L’univers musical parlera souvent même si on n'a que de maigre références musicales ; le rythme est entrainant et vous vous surprendrez à battre la mesure avec vos pieds et déhancher vos épaules; les chorés, un peu à la manière de Palace, sont bluffantes ; et les paroles, pas niaises comme on peut souvent le voir dans ce genre de film, mais au contraire, bien percutantes.
Ce qui est bluffant aussi, c'est la maquillage auquel Lemercier à dû se soumettre. Bien réalisé, même si, pour ma part, je pense que le visage pouvait encore être affiné.
Le film aborde un sujet sensible et encore présent (le racisme et la discrimination dans son ensemble) avec une touche tellement humouristique, dépourvue de cliché, que ça n'en fait pas un enième film à revendication pesante. Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous propose d'aller sur youtube et de taper "Agathe Cléry extrait". Ils sont au nombre de 4, mais je vous préviens, ils ont choisit de montrer les meilleures scènes (du moins celles que j'ai préféré) du fim, ça peut enlever du plaisir du coup si vous allez le voir.
Côté acteurs, on y appréciera Lavanant, toute parfaite dans la rôle de la mère ; Isabelle Nanty, dans la rôle de la copine qui tente de rassurer mais qui rame ; Rochefort, le patron de Lemercier ; les collaborateurs d’Agathe, très langue de pute !
En revanche, attention : le film est décalé du début à la fin, ainsi, gare au début, qui ne s’annonce pas pour se distinguer des bandes-annonces, et bien évidemment, attendez un peu pendant le générique de fin, le film se termine et montre ce que sont devenus les personnages.
Je vous le conseille :
- Pour passer un bon moment.
- Si vous appréciez Lemercier, Nanty, Lavanant, Rochefort, Kavanagh, entre autres.
- Si vous ne haïssez pas les films musicaux.
05 décembre 2008
Brèves
#1
On marchait avec Ginette dans le centre ville à la recherche d’un resto l’autre jour.
On discutait tranquillement, lorsqu’elle s’arrête net et me dit de regarder une bonne femme qui attendait pour retirer des billets à la banque. Mémère et son chien, oui et alors ? Alors Ginette avait repérer le manège du chien : il reniflait la botte en cuir à 200€ de sa maîtresse quand d’un coup il lève la patte. Non… Il va pas oser quand même ??! Et si !! Norbert (admettons) à longuement marqué son territoire sans que l’autre s’en rende compte. On se marrait comme des baleines, limite si on a pas été féliciter Norbert pour ce moment de joie !
#2
Ma mère et moi chez ma rhumatologue.
On lui montre les radios de mon opération. Elle les regarde, et constate que les radios ne sont jamais du pied en entier mais que de la cheville.
Ma rhumato, pince-sans-rire : “Ah oui d’accord… Il est spécialiste de la cheville ce chirurgien !”
Ma mère : “Ben pourtant il est chirurgien-orthopédiste… Orthopédie, c’est aussi le pied non ?”
Voyant la tête dubitative de ma rhumato, qui devait être en train de se demander si ma mère plaisantait elle aussi, je me suis sentie obligée de préciser à ma mère que c’était de l’ironie. “Tu sais maman, la non-reconnaissance de l’ironie, c’est un des symptômes d’Alzheimer...”
Ma mère dans toute sa splendeur, comme tous mes amis l’aime !
#3
Étude qualitative aujourd’hui.
On sort de statistique, la tête pleine de μ, σ, β et autres lettres grecques, on se dirige vers la BU pour aller bosser un dossier. De loin c’est l’effervescence : il y a des Télétubbies violets qui distribuent des boissons, cool ! Quoi ? On peux en prendre 2 ? Aller, c’est parti !
C’est ça l’avantage d’être sur un campus universitaire : on a le droit à tester pleins de truc gratos.
Aujourd'hui, c'est Dizzy ! A première vue, on voit qu’ils ont mit un gros budget sur le design de la bouteille : couleurs qui attirent l’oeil, typo bien décorée, reflet qui donne l’impression que la bouteille est givrée. Et le must du must, une ouverture façon grenade ! Du coup, avec nos bouteilles dans chaque mains, on s’imaginait courir dans les fourrés du campus pour lancer nos “grenades” ni vues, ni connues !
Cependant on reste dubitatives sur un énième soda aux agrumes : que peut-il y avoir de nouveau par rapport à un Fanta, un Orangina ou un autre truc en “a” ?
Des signes avant-coureur, il y en a eu pourtant. Un slogan qui parle de douceur qui frappe; c’est un produit de Yoplait; la bouteille est en alu, donc pas transparente; le caribou fait une drôle de tronche sur la bouteille; ils filaient deux bonnes bouteilles par personnes (pas comme Coca qui filait tout juste une mini canette, radins !). Quoiqu'il en soit, on aurait du se douter de quelques chose, autant de com’ c’est toujours louche.
Je décapsule ma “grenade”, un produit blanchâtre fait “pchit”. Je renifle le goulot : ça a l’odeur du Fanta qu’on aurai versé sans faire gaffe dans un verre où il y avait eu du lait, c’est bizarre… Je décide de goûter quand même, il ne faut pas se fier aux apparences n'est-ce pas. C’est… comment dire.... étrange comme goût. C’est un peu comme du lait à l’orange qui piquerait la langue. C’est vraiment particulier...
Une gorgée, puis deux. Je me force pour la troisième, mais mon estomac me lance une “alerte ulcère”, alors j’arrête. C'est écœurant en plus !
Verdict : ça a vraiment le goût du Fanta qu’on aurai mélangé à du lait, et je vous parie tout ce que vous voulez que pour passer sur le côté fade du lait à l’orange ils ont augmenté l’acidité de cette dernière !
A éviter donc !





