Laeti & cie

Laeti, jeune étudiante pleine d'avenir, vous convie dans son monde et ses gaffes ( vous savez bien, celles qui n'arrivent qu'aux gens maladroits), sa vision insolite et humoristique, voire sarcastique du monde qui l'entoure.

22 février 2009

Graphisme

L'autre jour, je suis allée m'acheter une tablette graphique. Me demandez pas pourquoi, ça fait un moment que j'en avais envie, que je lorgnais dessus, et parce que les quelques trucs que je fait sous Photoshop, ça trouve vite ses limite avec le pad ou la souris. Et puis parce que j'avais envie de me faire plaisirs aussi.

Au début, j'ai eu un peu de mal : la tablette représentant l'écran, fallait que je bouge le poignet plus qu'avec le souris ou le pad, trop dur ! Mais après quelques jours, je pense que ça va mieux. Ainsi, je peux à loisirs faire des dessins sur mes sujets favoris et vous les poster ici (aller, montrez-que vous êtes contents de voir des chwal partout sur ce blog !)


Chwal1

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21 février 2009

Je veux !

Je veux une faluche, objet estudiantin par excellence, véritable carte de visite de notre cursus et signe de ralliement dans la fête. Je n'en ai pas croisé à Paris X, et vu le peu d'activité dans cette fac à la ramasse, j'en déduis qu'il n'y en a tout simplement pas. Dommage, j'aurais bien porté ma faluche avec son ruban en satin jaune pour signifier que j'appartiens à la corporation de psycho, avec mes étoiles d'années réussies, et mon chameaux à l'envers pour dire que je suis célibataire. C'est dommage que cet esprit ne fasse partie que de certaines fac, et que de certaines filières...

faluche

Je veux aussi ma "commencement ceremony" pour pouvoir porter cette toque qui donne à la fois l'air con et sérieux, et cette longue tunique sous laquelle tu peux venir à poil si l'envie t'en prend. Je veux pouvoir aller récupérer mon diplôme dans une cérémonie fastueuse et non pas dans un bureau minable d'un immeuble construit en 70 avec les murs et le mobilier qui vont avec, et avec la secrétaire pas aimable qui te sort un "félicitations" vraiment pas enjoué... Je veux pouvoir jeter en l'air ma toque, avec tous les étudiants de la fac pour m'enivrer de cet élan de joie d'avoir fini ses études. Je veux pouvoir poser en photo avec mes parents, dans cette tenue, et mettre la photo dans un joli cadre que j'accrocherai partout où j'habiterai. Et ma famille aura bien sûr un double, ce qui fait qu'on verra tous les petits enfants déguisés comme ça sur les photos de chez mes grand-parents. Les gens seront admiratifs devant cet apparat.



Ceremony


Je veux aussi ma "senior prom", où j'irai avec un copain homo, on jouera le couple d'hétéro, on se marrera bien. Je mettrais une robe pour une fois (oulala, que ça me coûte d'écrire ça !), je serais super bien coiffée, et mon cavalier aura la classe internationale avec son super smoking. On dansera comme pas permis, en compagnie de gens qu'on a croisé et qu'on a jamais vu dans de telles tenues. Tout le monde sera beau, magnifique, et brillant. Tout le monde arborera son sourire Colgate.
A la fin, ce sera les élections de la "Prom Queen" et du "Prom King", ce sera émouvant.


Prom_king_and_queen

Mouais... En bref, j'en ai marre de l'université anonyme et sans âme à la Française, je veux une université à l'Anglo-Saxonne, où t'es fière de porter un t-shirt de ta fac, ou un pull 10 ans après (pour dire, je ne connais même pas les couleurs de ma fac, si tant est qu'elle en ait !). Où tu veux que tes enfants aillent, parce que c'est la tradition familiale que de passer par cette université.
En France, c'est plutôt "syndicats" et compagnie", on se vante d'avoir fait partie de tel combat (
"J'ai fait 68" "J'étais au CPE"...). Le glamour à la Française quoi...


Pourtant, ya pas à dire, ça claquerai de porter un truc avec ça dessus :


UPX_Logo

 

20 février 2009

L'OVNI du mois

Ça faisait un petit moment que je n’avais pas eu d’OVNI musical. En passant à la FNAC l’autre jour, je l’ai acheté mon OVNI, pour vous dire que je l’ai apprécié !
Il a un nom de cigarette, mais Charlie Winston m’a surtout charmée par sa rythmique et ses refrains entraînants.




C’est frais, c’est authentique (beaucoup de guitare sèche et de piano), c’est décomplexé, c’est simple.
Il alterne chansons rythmées avec chansons posées.

C’est tellement un OVNI, que j’ai du mal à dire à quel artiste il me fait penser. Par certains côté, c’est Norah Jones au masculin (
Bon, Nora Jones qui chante avec le Peter Malick Band hein, pas la Norah Jones jazz doux...), pour l’univers qu’il met autour de lui, pour la simplicité de voix.
Et puis parfois, c’est un peu au premier album de Travis que ça me fait penser.

Beaucoup d’accords semblent provenir de morceaux connus, ainsi, dans une chanson, on aura l’impression d’entendre “alerte à malibu” mixé avec une chanson du film “Fucking Amal”. Ecoutez d'abord ces deux chansons avant de passer à celle de Charlie Winston pour voir.
Dans la première on retiendra le piano, et dans la deuxième, le riff de guitare.





 

 


Et comme je suis une fille sympa, je vous met la pochette pour que ça soit le premier truc que vous repériez lorsque vous vous baladerez rayon CD.

   

charlieWinston_113744_L

 

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16 février 2009

Tain la blonde quoi !

Oh oui, celui-là, combien de fois l’ai-je entendu et dit moi-même !
Je dit “celui-là” car il s’agit d’un stéréotype. Oui, exactement, celui de la blonde bien foutue, mais pas du cerveau (dame nature est parfois cruelle hein !).

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que je me fais chier chez moi, mes cours n’ayant toujours pas repris (et vu l’état actuel des choses, c’est parti pour 15 jours), et que ça faisait longtemps que je nous avait pas fait une petite vulgarisation de psycho !

On disait donc le stéréotype...Oui, et bien figurez-vous que tout le monde en fait, et plusieurs fois par jours. Car à moins de se taper en boucle du Derrick (paix à son âme) comme un légume, vous pensez plusieurs fois par jours (si si, je veux croire en vos capacités !) et qui dit pensée, dit stéréotype.

C’est tout con, vous allez voir :

Pour percevoir le monde et le garder en mémoire, nous sommes obligés de créer des catégories. Et dans ces catégories, des sous-catégories plus précises, etc...
Chaque catégories possède une sorte de définition, des critères qui la distingue.

Exemple : la catégorie des animaux : tout ce qui n’est pas doué de la parole et du rire (n’est-il pas la propre de l’homme après tout ?), mais parfois, certains Homo Sapiens Sapiens peuvent en faire partie (là, on touche au côté symbolique de la catégorie)

Enfin bref, comme notre corps capte une multitude de choses, mais que notre cerveau est une feignasse, il fait un traitement superficiel de son environnement. Ce qui se traduit forcément par une construction elle-même superficielle des dites catégories.

Exemple again : vous vous baladez dans une prairie. Vous regardez l’herbe. Votre cerveau va catégoriser l’herbe comme un élément unique ("herbe, point barre !"), et non pas comme une somme d’élément ayant chacun un trait particulier : un brin d’herbe vert et grand + un brin d’herbe vert et petit, etc… Vous en conviendrez, si notre cerveau faisait ça, pour le coup, c’est nous qui ressemblerions à Derrick (paix à son âme). Il est donc obligé de rester vague et général.

Aaaah, “général”, ça y est, le mot est lâché ! Ben oui, parce qu’un stéréotype, qu’est-ce donc au fond ? Et bien une généralité, oui oui, tout à fait !
Admettons, vous avez rencontré une personne, c’est une femme, blonde, d’un milieu social bourgeois et courtière en bourse (je vous laisse imaginez la pensée que ce métier, pratiqué par une femme, m’évoque). Elle est très drôle, elle vous dit que son métier est fatiguant et stressant, mais qu’elle gagne bien sa vie.
Vous avez donc créé des catégories sur des critères comme son genre, son appartenance sociale, son métier, sa couleur de cheveux, etc.
Mais le problème, c’est qu’il n’y a qu’une personne dans ces catégorie pour l’instant, cette femme. C’est pas grave, vous définissez quand même, car ça va vous aider à retenir les informations pertinentes qu’elle vous a fournit : les blondes sont drôles ; les gens du milieu de la finance sont stressés ; les bourgeois gagnent bien leur vie grâce à des métiers peu accessibles (pas plombier par exemple).

Et bien que va-t-il se passer la prochaine fois qu’on va vous présenter une autre femme blonde ? Tout simplement, vous aller ressortir les informations de ces catégories et vous en servir comme base, car c’est plus rapide pour notre cerveau, et ça lui procure un confort (que d’être dans l’inconnu en attendant l’information nouvelle, est inconfortable pour lui): c’est faire un stéréotype, ou bien une généralité (considérer que les femmes blondes sont toutes drôles, etc.)

Mais en soi, ça n’est pas grave ce genre de choses (de toute manière, vous n’avez pas le choix, ça se fait à votre insu la plupart du temps) puisque lorsque vous rencontrez d’autres personnes censées appartenir à ces catégories, mais avec des définitions autres, vous affinez, vous créez des sous-catégories.

Là où ça devient grave, c’est lorsqu’en ayant affiné, vous persistez de croire qu’il ne s’agit là que d’exceptions : on tombe alors dans les extrêmes que peuvent entraîner la généralisation systématique. On peut alors en venir à avoir des préjugés (juger négativement une personne juste parce qu’elle appartient à une catégorie) et faire de la discrimination (mettre en application le préjugé, donc exclure la personne du fait de son appartenance à cette catégorie).

A noter toutefois qu’il y a des stéréotypes sur ce qui vient d’être dit :
- On peut tout à fait discriminer sans avoir de préjugés (si votre employeur vous force à ne recruter que des jeunes, vous discriminerez les vieux, sans pour autant adhérer au préjugé sur les vieux)
- On peut avoir des stéréotypes positifs (ou neutre) : les Suédois sont tous blonds aux yeux bleus.


Donc la prochaine personne qui vous dit “Meuuh non ! Moi je n’ai surtout pas de stéréotypes !” vous pourrez lui répondre assurément que c’est un menteur, et de surcroît, un hypocrite.


* Laeti ou comment briller dans vos dîner avec des conversations qui tuent*

10 février 2009

Mieux vaut bonne attente que mauvaise hâte

Oui, dans un sens, ça n'est pas faux. Ne pas se précipiter, prendre son temps, j’adhère. Sauf que quand il y a attente ET mauvaise hâte, c’est plus le même son de cloche forcément.
Et oui, les deux sont possible, lorsque cela se prolonge sur une durée suffisamment longue pour le constater. Petite cas pratique ? Ok.

Aujourd’hui, rentrée de second semestre, une grève des profs à été votée, ils font une grève active. Ce type de grève est assez intelligent et mature, car les professeurs viennent quand même au cours, ne serait-ce que pour prévenir qu’ils ne feront pas cours et pourquoi (c’est le minimum syndical niveau respect, et ils l’appliquent tous à 98%, donc merci à eux). Certains restent sur la durée du cours, et parlent de leur statut d'enseignants-chercheur et décryptent les motifs de la grève avec les étudiants. Il ne font pas le cours prévu, mais sont là. Là aussi c’est un respect pour les étudiants qui se sont déplacés.
Et d’autres encore parlent de faire l’amphi prévu, mais de parler de la grève de manière psychologisée : ou comment rendre la grève pédagogique et ludique.

Là, on est dans l’attente, parce que le mouvement ne va pas s’arrêter comme ça d’après ce qui se dit, et surtout, parce que les syndicats étudiants s’en mêlent. Sous couvert de soutenir les enseignants-chercheurs (et futurs chercheurs qu’ils pourraient être…) ils en profitent pour rejouer la troisième mi-temps de la LRU et pleins d’autres causes quasi sans rapport (tellement sans rapport qu’on pourrait ironiser, sans trop grossir le trait, qu’ils seraient capables de voter une motion pour/contre la tempête…). Le mot blocage n’a pas encore été prononcé, mais il est dans toutes les pensées, de ceux qui le redoute comme de ceux qui l’affectionne.

Bref, ceci est l’attente. Maintenant, la mauvaise hâte, ça va être quand tout ce petit monde va cesser le mouvement sans avoir eu satisfaction, et que ce sera la merde pour les partiels où on sera noté sur une moitié d’année (ou sur une biblio pour les plus pervers, si tant est qu’on nous en donne une un jour). Qu’on ne se méprennent pas : les enseignants-chercheurs font beaucoup plus sérieux dans leur revendications que les étudiants, et ils me sont sympathiques (surtout qu’en parcourant leur revendication, ça peut se tenir), c’est juste que cette année, j’avais une sacrée motivation, et que ça me frustre de trépigner chez moi sans avoir ne serait-ce qu’une fiche à faire, ou une biblio à lire…

J’aime tellement ce que je fais que les vacances me font presque chier, et quand il s’agit de vacances forcées en tout début de semestre, je tourne en rond chez moi, frustrée de ne pas apprendre...

....

Putain, je pensais pas dire ça un jour !

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Aller, petit insolite cadeau, trouvée en cherchant mon programme télé de ce soir :

          

Image_2

                                    

Un peu trop musclée à mon goût la Carole Rousseau...

Posté par Troisalias à 14:56 - Politique et assimilés - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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