Laeti & cie

Laeti, jeune étudiante pleine d'avenir, vous convie dans son monde et ses gaffes ( vous savez bien, celles qui n'arrivent qu'aux gens maladroits), sa vision insolite et humoristique, voire sarcastique du monde qui l'entoure.

30 décembre 2008

Enjoy the silence

IMG_0033Vous ai-je déjà dit que j'adorais le bruit silencieux de la neige qui tombe ? Ah si si, la neige qui tombe, ça fait du bruit. Pas beaucoup certes, à peine perceptible même. Ça n'est pas le bruit régulier de la pluie battante. Ni le bruit impressionnant et sourd de l'orage ou de la grêle. Non, c'est plutôt l'imprévisibilité de la bruine. A la différence qu'ici, le vent se fait plus doux et délicat dans l'air, et fait virevolter les flocons de manière badine. Ces derniers, aériens, viennent se déposer les uns sur les autres dans un bruit infime, mais qui résonne quand on les regardes.

Ainsi déposés, ils enlacent toutes les surfaces pour en faire un manteau blanc et uniforme. C'est pour moi, les plus beaux atours qu'une ville ou une forêt peuvent sertir, indifféremment de leurs différences.

Puis, lorsque l'on marche sur cette parure immaculée, encore vierge de toute impureté, celle-ci nous déclame alors sa plus belle mélopée. Elle porte nos pas et étouffe leur rudesse. Elle les absorbe jusqu'à parfois les faire disparaitre. Et lorsque le jour est levé, elle resplendit à nos yeux, les éblouissant de millier de scintillement, comme un trésor qu'elle nous offre.

Cette grâce, on ne la voit guère plus sous nos latitudes Parisiennes... Plus aussi parfaite en tous les cas. Ainsi, quand il se met à neiger trois flocons, c'est la fête pour moi, une joie infinie et je fonde incessamment les espoir sde voir tout en blanc pour une fois. La plupart du temps, ça ne tiens pas (ou bien il neige quand je ne suis pas dehors, en partiel par exemple...) ou alors ça tiens, mais une pellicule si mince qu'on a presque le regret de devoir marcher dessus (et on pleure les endroits sablés par ces vils employés de la DDE !)

 

Mais là, ça faisait trop longtemps... Je n'ai pas pu résister tout à l'heure et suis allée profiter de cette faible mélopée...!!

 

Ce bruit de neige qui tombe vous semble paradoxal ? Alors voici un autre paradoxe. Ci-dessous, une vidéo d'un concert à emporter qu'on trouve sur la Blogothèque. Moriarty dans une Église, chantant un envoutant et mystique "Enjoy the silence". Lancez la vidéo, et laisser vos oreilles vous emporter...

 



Un magnifique son, une résonance. Une chanson qui parle d'aimer le silence, une voix troublante, une mise en scène religieuse, des guitares enjôleuses... Du bruit, et pourtant, ce silence est vraiment très proche, paradoxalement.

Posté par Troisalias à 20:29 - Faits d'hiver - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


29 décembre 2008

Iphone me

Il y a un peu plus d’une semaine, je me suis dotée de ce petit bijou :

iphone



Un vrai concentré de technologie et de design. Je m’amuse comme une petite folle avec :
- Jouer avec des applications terribles
- Consulter mes mails (j’ai d’ailleurs du changer mes adresses, vu que hotmail fait la tête à Mac)
- Se servir du GPS pour trouver a) son chemin b) un tabac d’ouvert un dimanche au passage
- Mettre tous mes cours/fiches dessus, quelque soit le format, il les lit sans problèmes
- Jouer de la guitare dessus
- Chercher une info plus rapidement que mon ombre
- Et puis la fonction Ipod, où je peut enfin voir ce que j’écoute, et y ajouter des films (ça c'est bien sympa aussi !).


Très utile tout ça je vous dit. L’autre jour on fait les courses avec ma mère dans le “nouveau” supermarché (en fait, c’est un anciennement Atac devenu un Simply market. Mais du coup, ils ont changé pleins de choses, et notamment les rayons) et au détour des fruit et légumes lambda, je tombe sur le rayon “fruits exotiques”.

Je vois un truc rouge, Pitahaya rouge. Je suis interpellée : la forme ressemble beaucoup à une Grenade (d’un Grenadier, qui donne notamment de la grenadine). Je m’en étais gavée pendant une semaine en Tunisie, et je n’en ai jamais retrouvé (bon, en fait j’ai pas trop cherché non plus hein). Bref, je ne sais pas ce que “Pitahaya rouge” peut bien être, alors ni une ni deux, je tape ce nom sur mon Iphone. Et… Chou blanc, rien à voir avec la grenade, tant pis.

Puis je retourne voir ma mère. Cette dernière est tombée sur le rayon Sextoys. Je vous avais dit qu'ils avaient changé pleins de choses n'est-ce pas, et bien en voici un bel exemple. Planquées entre les cageots de patates et d'avocats, voici les grosses carottes :

      

IMG_00122

Impressionnant n'est-ce pas ? Et non, ma mère ne mesure pas 1m20 (ce qui pourrait expliquer la grosse taille de cette carotte) elle mesure 1m70. D'ailleurs, pour comparaison, ma mère tenait un paquet de carottes normales dans l'autre main. Bref, les carottes transgéniques ou comment complexer ces messieurs au rayon "Fruits et légumes" !


Posté par Troisalias à 12:35 - Beh ça alors ! - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

17 décembre 2008

Trop la poisse !




Le jour de mes 13 ans, ma famille m’a offert un parfum qui allait changer ma vie : “Eau d’Eden” de Cacharel. J’avais trouvé ma fragrance, mon parfum, mon aura !
Fleuri, léger, avec beaucoup d’arôme, une tenue très longue (
à tel point que j’vais des scrupules à mettre mes pulls au sale tellement le parfum prenait toute sa grandeur au fur et à mesure que la journée passait)
Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Je lui faisais cependant quelques infidélités avec du “Hugo woman”, ou bien du “CK One”, adolescence oblige... Mais au final, je revenais toujours vers lui.

Et un jour, ce fût le drame : Cacharel a arrêté définitivement la production d’Eau d’Eden !

Errant dans les Sephora et autre Marionnaud à la recherche d’un fantôme, je dus me rabattre vers des parfums qui faisaient mon bonheur sur le coup, mais qui :
- N’avaient aucune prestance en comparaison
- Ne duraient pas au fil de la journée
- Etaient soit trop lourd, soit trop léger….

Ce fût une longue alternance de parfums, où je me retrouvait sans aura, presque sans assurance, du fait de cette incertitude olfactive….

Et un jour, je tombe sur “Aquawoman” de Rochas. Ce parfum m’a littéralement charmée : fort, avec de la contenance, il offrait une teinte iodée sans équivalent !
Je ne suis pas tombée sous le charme de suite : j’avais beau en mettre, je ne le sentais pas quand je bougeais, pas comme Eau d’Eden… J’étais déçue : tellement de présence lorsqu’on le sent au flacon, et si peu sur soi...
Et puis un jour, en vacances aux Allards, la bouteille, neuve et grand format, alla s’éclater sur le sol ! Ni une ni deux, j’esponge avec la serpillière, et vais la mettre à sécher sur la rambarde de l’escalier. A chaque fois qu’on passait devant, c’était une effluve iodée et puissante (
sans doute parce qu’elle était en plein soleil, l’été). C’était comme si je sentais le parfum sur quelqu’un d’autre. Là j’étais réellement séduite !

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que ces derniers temps, j’étais à la recherche d’un parfum. Après avoir porté Bvlgari pendant plus d’un an (
un cadeau de Ginette) je voulait changer, il était trop chargé affectivement.
J’ai essayé Aqua Di Gio pour femme, un ersatz d’Eau d’Eden, mais il tient pas la route…
Je décide alors de retourner ce soir au magasin, et de me prendre un flacon d’Aquawoman, après tout, je l’aime celui-là, restons dans les valeurs sûres.

Je rentre dans le magasin, me dirige vers le côté “Rochas” et ne le trouve pas… La vendeuse me dit alors qu’il n’existe plus. Il n’existe plus ?? Tu me prends pour une conne ou quoi ??? Y a un mois, il était encore là, sur l’étalage !!!

Le patron s'occupe alors de moi, et décide d’aller vérifier tout ça. Effectivement, ils ont arrêté la production… MAIS POURQUOI ????!!!! C’est la deuxième fois qu’on me fait le coup ! Gentil, il décide de voir si on peut en trouver un en passant commande. Je lui dit que c’est pas la peine, il aurait trop un goût amer : de voir la bouteille se vider et savoir qu’on ne pourra plus en ravoir, je trouve ça pire... Valait mieux que ce soit brutal comme ça après tout…

Il m’en fait sentir deux ou trois, mais rien ne m’attire… Encore sonnée par l'annonce... Cependant...
- La dernière fois votre collègue m’a dit que beaucoup de femme prenaient des parfums d’homme ? Il y en a vraiment beaucoup ?
- Oh si vous saviez ! Pire même !
- A ce point là ???? Bon, ben je vais peut-être me laisser tenter alors...

Et voilà comment je me retrouve à prendre Aqua Di Gio, mais version homme. Beaucoup plus racé que la version femme, y a pas à dire !
En payant j’ironise un “J’espère que si celui-là me plaît bien, ils n’arrêteront pas la production dans quelques mois !”
“Aucun risque ! C’est leur meilleur vente depuis plusieurs années !”
Ouais, ben espérons que la crise ne change pas la donne, ou qu’ils ne sortent pas un nouveau truc qui range celui-là au placard…

Quoiqu’il en soit, maintenant je ferais comme pour les baskets : j’irai chez les hommes ! Marre des parfums qui sentent la vanille, la fraise tagada, ou alors qui sentent bons mais tiennent que dalle ! Je mets du parfum pour homme (
ou mixte à la rigueur), et j’assume ! Non mais...

_________________________________________________________________________________________


Rien à voir avec la choucroute, mais dans cette grande tragédie olfactive, j'ai quand même eu le droit à un beau cadeau de la part de Pascal. Lorsqu'il est parti couvrir la saison de ski nordique, à Kuusamon en Finlande, il a pris cette photo a côté du tremplin de saut à ski. L'éclarage de ce dernier, plus un temps de prise un peu plus long (dixit Pascal) ont donné cette lumière presque surréaliste. Un décor tellement paisible et si exotique malgré la neige, que je l'ai de suite demandée à Pascal pour en faire un superbe fond d'écran. Et voici le résultat :


Image_1

Merci Pascal ;)

Posté par Troisalias à 20:39 - Y a qu'à moi que ça arrive ! - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

14 décembre 2008

Agathe Cléry

Aujourd’hui, étude qualitative sur le film de Chatilez, Agathe Cléry.
Quand j’ai vu la bande-annonce, je trépignais, j’adore Lemercier. Il était donc évident pour moi d'aller voir ce film au teaser assez prometteur.

agathe_clery_haut


L’histoire : Agathe Cléry, directrice marketing dans les cosmétiques, raciste et discriminante à l’embauche, se retrouve noire quasiment du jour au lendemain suite à une maladie endocrinienne rare, la maladie d’Addison.

Le scénario allèche, il promet d’être drôle, mais si on s’attend à un évident revirement de perception des étrangers de la part du personnage principal, on s’attend moins au côté décalé de ce film.

En effet, il faut savoir qu’Agathe Cléry, c’est en fait un film musical. Un peu à la manière de 8 femmes de Ozon, les personnages expriment leur pensées en chanson. De bien meilleure manière que dans 8 femmes cependant, car ici, les personnages, aussi bien principaux que figurants, chantent et dansent dans des chorégraphies très bien faites. C’est ainsi qu’on verra tout un quai de gare rempli de businessman, dansant et chantant au même rythme, impressionnant !

De préférence, choisissez aussi un ciné où vous serez sûr d’avoir un public hétéroclite, ça y fait beaucoup. Ainsi, dans ma salle, tout le devant était des spectateurs d’origine Congolaise (vu leur exclamation à la réplique “Elle n’est pas folle des Congolais” j’en ai tiré certaines conclusions ^^) et le derrière, des personnes âgées, au milieu les jeunes, black blanc beur. Ainsi, la salle réagissait très bien au film, s’indignant à une réplique raciste ou à un acte discriminant ; rigolant des références du nouvel univers noir que le personnage principal doit adopter (celles-ci semble avoir été bien cernées par le réalisateur aux vues des réaction des rangs de devant d'ailleurs) ; s’attachant à la détresse du personnage et sa progression dans l’acceptation ; se faisant surprendre à un revirement de situation, etc. La salle était vivante, s’exprimait et pour un peu, se serait levée pour danser lors des scènes musicales !

Car la musique, les paroles et les chorés y font beaucoup dans ce film. L’univers musical parlera souvent  même si on n'a que de maigre références musicales ; le rythme est entrainant et vous vous surprendrez à battre la mesure avec vos pieds et déhancher vos épaules; les chorés, un peu à la manière de Palace, sont bluffantes ; et les paroles, pas niaises comme on peut souvent le voir dans ce genre de film, mais au contraire, bien percutantes.

Ce qui est bluffant aussi, c'est la maquillage auquel Lemercier à dû se soumettre. Bien réalisé, même si, pour ma part, je pense que le visage pouvait encore être affiné.

Le film aborde un sujet sensible et encore présent (le racisme et la discrimination dans son ensemble) avec une touche tellement humouristique, dépourvue de cliché, que ça n'en fait pas un enième film à revendication pesante. Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous propose d'aller sur youtube et de taper "Agathe Cléry extrait". Ils sont au nombre de 4, mais je vous préviens, ils ont choisit de montrer les meilleures scènes  (du moins celles que j'ai préféré) du fim, ça peut enlever du plaisir du coup si vous allez le voir.
 
Côté acteurs, on y appréciera Lavanant, toute parfaite dans la rôle de la mère ; Isabelle Nanty, dans la rôle de la copine qui tente de rassurer mais qui rame ; Rochefort, le patron de Lemercier ; les collaborateurs d’Agathe, très langue de pute !

En revanche, attention : le film est décalé du début à la fin, ainsi, gare au début, qui ne s’annonce pas pour se distinguer des bandes-annonces, et bien évidemment, attendez un peu pendant le générique de fin, le film se termine et montre ce que sont devenus les personnages.

Je vous le conseille :
- Pour passer un bon moment.
- Si vous appréciez Lemercier, Nanty, Lavanant, Rochefort, Kavanagh, entre autres.
- Si vous ne haïssez pas les films musicaux.

13 décembre 2008

Sois con et tais-toi !

Ce pourrait être la devise de la RATP à l’égard des usagers. Ariane m’a devancé sur le sujet : prendre la ligne A aujourd’hui équivaut à un bon test quotidien de patience !
Depuis la rentrée, on peut désormais compter le nombre de jour où l’affichage n’était pas sertie d’une bandeau jaune (synonyme d’un problème, donc de retard) sur les doigts de la main. Effarant tout de même ! Cependant, on peut remarquer que cette année les excuses sont variées. Petits florilège :

Accident de voyageur
Accident de voyageur : malaise grave (plusieurs degrés comme vous pouvez le constater)
Accident de caténaires
Répercussion avarie aux installations
Répercussion incident aux installations
Répercussion incident aux installations fixes (là aussi plusieurs degrés)

Bien évidemment, ceci n’est qu’un aperçu, il y en a d’autre, et leur imagination se démène pour nous trouver de nouvelles excuses quotidiennes, sans doute pour ne pas nous lasser. L’effet pervers, c’est que ça donne l’impression que tout le RER A s’écroule sous la rouille. C’est parce que c’est le cas ?? Ah..

La nouveauté de cette année aussi, ce sont les incendies : Deux ou trois depuis la rentrée. Pas plus tard que jeudi, ma mère se retrouve à mettre 3h pour faire Gare de Lyon-Rueil, quand on sait que 45 minutes à peine suffisent en “temps normal”. Et le pire, c’est qu’elle a fait quasi tout le trajet sur la ligne 1, pas le RER A (ben non, celui-là ne marchait pas). Forte du dynamisme ambiant de ses congénères, elle prend son mal en patience et attend à la Défense (terminus de la ligne 1 et surtout, début des emmerdes pour rallier Rueil). On annonce 3 RER qui arrivent.
Génial !
Seulement, ces trois RER sont en direction de Cergy, une autre branche où n’est ben sûr pas situé Rueil.
Salauds !
Mais entre temps, la RATP offre un joli feu d’artifice à ces voyageurs (im)patients : les RER démarrent, et les caténaires projettent des étincelles jusque sur le quai. Un vrai son et lumière maison, la chance !
Le soir même, l’accident était toujours d’actualité, nous voici donc à attendre sur le quai de Nanterre-U dans le froid. Une voix nous annonce un train en direction de St-Germain dans 15 minutes. Bien, pas besoin d’avancer à la prochaine station pour se réchauffer alors ! 5 minutes plus tard, le décompte s’effectue bien pour la direction de Paris, mais St-Germain est toujours bloqué à 15 minutes. Normal quoi.
Et encore, là on avait des RER, à l’incendie d’avant, qui avait eu lieu en fin de matinée, il avait fallu rentrer à pieds (ou en co-voiturage) à 20h puisqu’il n’y avait aucun RER.


Bien évidemment, ces “petits” accidents ne sont pas les seuls. Le pire, à ce qu’il me semble, ce sont les “inexpliqués”.

Les matins où je commence à 8h-8h30, je prends soin de prendre le RER avant 8h, sinon c’est archi-bondé, et je sais que même pour 2 stations, le malaise guette. Pour ne pas gêner les usagers avec un énième “accident de voyageurs”, je prend donc sur moi et mon temps de sommeil, et je pars plus tôt. En général, j’arrive à la gare à 7h40-45. Un RER est annoncé à 50 et les suivants à 55, et ensuite 8h00.
Génial ! Je n’aurais pas à attendre trop longtemps !
45’ - Encore 5 minutes d’attente.
50’ - Ah ! Il devrait arriver ! Je m’avance parmi une foule déjà bien conséquente malgré l’heure.
52’ - Toujours pas de RER, ben voyons…
55’ - Peut-être aurons-nous celui de 55’ du coup : tout le monde guette et trépigne.
57’ - Toujours pas de RER, et aucune annonce. Non, à la place, on se contente de changer l’horaire du prochain RER, c’est tellement plus simple !
8h00 - Le voilà enfin qui arrive ! Seulement, entre temps, le quai s’est bondé de monde (tu penses, 2 RER étaient censés passer !) et le RER qui arrive n’est pas exempt d’usagers lui aussi. Ça s’annonce épique pour monter dans celui-là, fais chier ! A quoi ça sert de se lever plus tôt pour avoir de la place s’ils s’acharnent à nous pondre des retards sans motifs et nous amener des RER bondés dès 5 stations ??!

Le pire dans tout ça, c’est qu’entre temps :
- 1 RER est passé à vide, et un autre est à quai de l’autre côté.
- Celui qui arrive enfin pour nous s’arrête comme si de rien était pour taper la discute au QG RATP de la gare de Rueil. Et vas-y que je te dépose les collègues, que je leur souhaite tranquilou une bonne journée, et que je papote encore deux-trois minutes avec. Nous, on a super chaud et on est ravis d’attendre, pas de soucis les gars !


On a aussi le RER qui s'arrête 10 minutes dans chaque gare, ou en pleine voie, pour :
a) Laisser passer un autre RER. Évidemment, t'es toujours dans celui qui s'arrête, et de préférence quand t'es à la bourre.
b) Le train de devant est lui-même arrêté en gare et il a un problème (ou pas)
c) Tu ne sais pas pourquoi, mais ça fait quand même chier !
 

L’autre type de retard inexpliqué, c’est la notion du décompte chez la RATP, qui est bien particulière.
 
Mise en situation : j’attend à Nanterre-U, mon RER doit arriver de Paris à xh15’, et il est 10’. J’attend dans les hauteurs de la gare, je ne descendrai sur le quai glacé par le vent qu’à 13’-14’.
A 13’-14’, je descend donc sur le quai, mon RER toujours affiché à 15’.
A 15’, ne voyant pas mon RER arriver, je me dirige vers un panneau pour voir ce qu’il fout, et surtout pour tenter un réchauffage de mes pieds congelés.
Le panneaux indique maintenant 17’, putain !
Bon, 2 minutes d’attente, aller…
2 minutes plus tard, toujours pas de RER, je retourne au panneau : 21’ ! Mais merdeuuuu !
A 21’, rebelotte, RER annoncé maintenant à 23’ ! CONNARDS !
A 23’, idem, le train est encore décalé, à 25’ cette fois-ci.
Je redoute la 25ème minute, je redoute, je redoute, je re… Ah ! Le voilà enfin !
Et voilà comment la RATP te baise de 10 minutes l’air de rien !

Demander peu pour obtenir plus, ça porte un nom en psycho : la technique du pied dans la porte. (ou comment on nous vend un premier numéro de DVD de “Chasse et Pêche” à 1€ pour se retrouver avec le dernier à 15 € !). La RATP aurait-elle investie l’argent servant à la réparation des installations dans un cabinet de conseil dans le but de nous faire avaler des couleuvres ? C’est à se demander aux vues des pannes constantes cette année...

05 décembre 2008

Brèves

#1

On marchait avec Ginette dans le centre ville à la recherche d’un resto l’autre jour.
On discutait tranquillement, lorsqu’elle s’arrête net et me dit de regarder une bonne femme qui attendait pour retirer des billets à la banque. Mémère et son chien, oui et alors ? Alors Ginette avait repérer le manège du chien : il reniflait la botte en cuir à 200€ de sa maîtresse quand d’un coup il lève la patte. Non… Il va pas oser quand même ??! Et si !! Norbert (admettons) à longuement marqué son territoire sans que l’autre s’en rende compte. On se marrait comme des baleines, limite si on a pas été féliciter Norbert pour ce moment de joie !


#2


Ma mère et moi chez ma rhumatologue.
On lui montre les radios de mon opération. Elle les regarde, et constate que les radios ne sont jamais du pied en entier mais que de la cheville.
Ma rhumato, pince-sans-rire : “Ah oui d’accord… Il est spécialiste de la cheville ce chirurgien !
Ma mère : “Ben pourtant il est chirurgien-orthopédiste… Orthopédie, c’est aussi le pied non ?
Voyant la tête dubitative de ma rhumato, qui devait être en train de se demander si ma mère plaisantait elle aussi, je me suis sentie obligée de préciser à ma mère que c’était de l’ironie. “Tu sais maman, la non-reconnaissance de l’ironie, c’est un des symptômes d’Alzheimer...

Ma mère dans toute sa splendeur, comme tous mes amis l’aime !


#3

Étude qualitative aujourd’hui.
On sort de statistique, la tête pleine de μ, σ, β et autres lettres grecques, on se dirige vers la BU pour aller bosser un dossier. De loin c’est l’effervescence : il y a des Télétubbies violets qui distribuent des boissons, cool ! Quoi ? On peux en prendre 2 ? Aller, c’est parti !
C’est ça l’avantage d’être sur un campus universitaire : on a le droit à tester pleins de truc gratos.

DSC00333


Aujourd'hui, c'est Dizzy ! A première vue, on voit qu’ils ont mit un gros budget sur le design de la bouteille : couleurs qui attirent l’oeil, typo bien décorée, reflet qui donne l’impression que la bouteille est givrée. Et le must du must, une ouverture façon grenade ! Du coup, avec nos bouteilles dans chaque mains, on s’imaginait courir dans les fourrés du campus pour lancer nos “grenades” ni vues, ni connues !

DSC00334                    DSC00336


Cependant on reste dubitatives sur un énième soda aux agrumes : que peut-il y avoir de nouveau par rapport à un Fanta, un Orangina ou un autre truc en “a” ?
Des signes avant-coureur, il y en a eu pourtant. Un slogan qui parle de douceur qui frappe; c’est un produit de Yoplait; la bouteille est en alu, donc pas transparente; le caribou fait une drôle de tronche sur la bouteille; ils filaient deux bonnes bouteilles par personnes (pas comme Coca qui filait tout juste une mini canette, radins !). Quoiqu'il en soit, on aurait du se douter de quelques chose, autant de com’ c’est toujours louche.

Je décapsule ma “grenade”, un produit blanchâtre fait “pchit”. Je renifle le goulot : ça a l’odeur du Fanta qu’on aurai versé sans faire gaffe dans un verre où il y avait eu du lait, c’est bizarre… Je décide de goûter quand même, il ne faut pas se fier aux apparences n'est-ce pas. C’est… comment dire.... étrange comme goût. C’est un peu comme du lait à l’orange qui piquerait la langue. C’est vraiment particulier...
Une gorgée, puis deux. Je me force pour la troisième, mais mon estomac me lance une “alerte ulcère”, alors j’arrête. C'est écœurant en plus !
Verdict : ça a vraiment le goût du Fanta qu’on aurai mélangé à du lait, et je vous parie tout ce que vous voulez que pour passer sur le côté fade du lait à l’orange ils ont augmenté l’acidité de cette dernière !
A éviter donc !

Posté par Troisalias à 22:36 - Etude qualitative - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
« Accueil  1