31 octobre 2008
Trou temporel
Le matin, s’il y a une chose que j’apprécie beaucoup, c’est de me réveiller agréablement avec la radio (de préférence une bonne chanson qui me donne la banane dès le matin et me fait danser) aller direct à la douche après les infos. Profiter de l’eau bien bouillante pour émerger une première fois. Filer à la cuisine, une fois la douche finie, pour me faire mon café. Puis revenir dans ma chambre en peignoir et me coller devant l’ordi pour siroter mon café, histoire d’émerger une seconde fois.
En général, j’ai bien une demie-heure / trois quarts d’heure devant moi pour surfer, boire mon café, avant de m’habiller sereinement et de partir. C’est pas mal comme temps. Ouais, enfin ça le serait s’il n’y avait ce putain de trou temporel. Je ne sais pas pourquoi, mais ce moment que j’apprécie tant est souvent bouffé par une sorte d’ellipse temporelle : je regarde l’heure, 7h, puis une minute après, il est déjà la demie et je dois partir !
En général, j’ai plutôt une bonne notion du temps (j’en vois venir certains : ce qui ne veut pas dire que j’arrive à l’heure, nuance) j’arrive à bien estimer combien de temps est passé (ce qui est pratique dans les cours chiants, ça évite de se torturer à regarder l’heure toutes les minutes). Mais le matin, je sais pas pourquoi, le temps va trop, mais alors, beaucoup trop vite ! C’est super frustrant, parce qu’on se dit qu’on a du temps devant soi, et d’une coup c’est l’heure d’y aller (et là, c’est gros coup de stress parce que je suis encore en peignoir et que je dois être partie dans 5 minutes). Bon, heureusement, ça ne le fait pas tous les matins non plus, mais c’est souvent quand même !
Je sais ce que vous allez me dire : c’est parce que je suis captivée parce ce que je fais que coup je ne vois pas le temps passer. Il est vrai qu’en cours, si c’est super intéressant, je ne vois pas les 3h de CM qui passent. Dans ce cas précis, ça m’arrange plutôt (parce que 3h de CM où on sens les minutes qui s‘écoulent lentement, c’est insoutenable), mais pour le matin, même pas le temps de ne pas voir le temps passer, c’est pénible ! Comme si les forces cosmiques poussaient indubitablement les gens dans un rythme effréné dès le matin et en faire des stéréotypes du Parisien qui coure quoiqu’il arrive...
20 octobre 2008
Supernatural
Oui, l’anglais me contamine, à force de traduire des articles scientifiques en anglais jour et nuit, ça fini par atteindre mes petits neurones…
Bref, de toute façon, même le plus anglophobe comprend ce dont je veux parler. Oui, exactement, une expérience surnaturelle. Je fais effectivement partie des gens qui peuvent parler d’une coïncidence pour le moins étrange, qui laisserai une part au doute. Mais attention ! Pas d’ovni, ni de chasse aux fantômes ou que sais-je encore… Non, une petite et courte expérience assez cocasse que voici :
Lorsque j’était petite, j’avais un demi-frère, G., avec lequel nous regardions la télé le dimanche ou samedi matin, pendant que Beau-papa et maman allaient travailler ou faire les courses. Bref, ayant le choix entre Le jour du seigneur ou le monopole du Club Dorothée, notre choix était vite fait.
Il y avait une émission dans l’émission qui s’appelait “Pas de pitié pour les croissants” (Après cet aveu, je pense que je serais obligée de vous supprimer. Bon je suis sympa, je vous laisse quand même finir l’histoire, on verra ensuite). Bref, nous regardions cette daube, et il y avait Jacky et Pat, déguisés en bébés, dans des chaises hautes, en train de hurler des conneries.
Ça nous a tellement cassé les oreilles que j’ai éteint la télé, G. et moi étant partagés entre l’ennui et l’exaspération. Sauf que sans télé, l’ennui était encore plus insupportable. Rapide constat, quelques 10-15 secondes plus tard, on rallume la télé. Et là, Jacky se met à me pointer du doigt et a crier méchamment “ Ohé t’as vu ???!! Elle a éteint la télé !!!”
Glacée d’effroi, je ne bouge plus ! Je ne savais pas moi qu’ils pouvaient me voir ! Les deux uluberlus continuants à râler, je les regarde avec une attention plus que forcée pour ne pas avoir une deuxième remontrance.
G. s’est bien amusé de la situation, profitant pour se moquer, mais je le soupçonne lui aussi d’avoir cru un moment qu’ils pouvaient nous voir à travers la télé ! Toujours est-il que lorsqu’on est petit, ce genre de chose, ça vous marque : après, je prenais bien soin d’éteindre la télé mais de ne pas la rallumer, ou bien d’attendre avant de l’éteindre. Heureusement, je n’avais pas souvent accès à la télé, et encore moins à la télécommande, du fait de mon statut de cadette de la maison, autrement je pense que ce truc aurait viré au TOC !
17 octobre 2008
Et il lui dit : "Lève-toi et marche !"
Etre handicapée, ça n’est pas une sinécure ! Bon, je modère quand même mes propos, je ne suis handicapée que temporairement.
Mais si j’ai pu constater qu’avec un plâtre, les gens faisaient preuve de sollicitude, en revanche, sans le plâtre, c’est le mépris total !
Il n’y a qu’à voir à la fac : tous mes camarades étudiants, même les plus vieux, se payent ma tête. Ils en sont à prévoir une demi-heure de battement quand on se déplace d’un bout à l’autre de la fac, alors que 10 minutes suffiraient les salauds ! Non content de ça, ils n’hésitent pas à me comparer à une personne du troisième âge, ou encore à avancer vite pour pouvoir se payer ma tête, parce que je n’arrive pas à suivre. Ils en profitent ces salopiauds, parce qu’ils savent très bien que je ne peux pas leur courir après pour leur mettre une tape derrière le crâne !
L’autre chose que j’ai constaté, c’est qu’avec un plâtre, les gens ne vous fonçaient pas trop dessus (un peu quand même, n’oublions pas que la Terre est peuplée de cons !), mais alors sans le plâtre, c’est limite si je dois pas me jeter sur le côté pour les éviter !
Le pire endroit pour ça, c’est à l’entrée de la fac : le flot des étudiants y est massif et incessant.
Alors si aujourd’hui je remarche (plus ou moins) je prend quand même mes béquilles à la fac, pour les moments où je fatigue. Bien sûr, les gens ne sont pas censé savoir que je suis estropiée, mais avec une paire de béquilles dans la main, et une boiterie assez visible, ça devrait déjà mettre la puce à l’oreille. Toutefois, cette entrée, c’est la galère. Du coup, quand je me sers pas de mes béquilles, je les mets bien droit devant moi, un peu comme un pare-buffle contre lequel ces abrutis viendraient s’empaler. Et ça marche, j’ai un espace vital.
Mais bon, ça c’est encore vivable, je ne passais pas trop par cet endroit (dès lundi en revanche, ce sera le cas, arf…). Non, le pire du pire, c’est dans les allées, quand une bande de pétasses marche côte à côte, prenant bien soin de ne laisser aucun espace. J’ai deux options : soit je continue mon chemin jusqu’à ce que l’une d’entre elles se pousse, au dernier moment, et en me foutant presque un coup d’épaule, ou bien je me jette dans le parterre de fleurs. N’ayant pas pris l’option tout terrain sur mes béquilles, je vous laisse deviner ce que je choisis comme option.
Enfin bon, dans peu de temps, mon calvaire ne devrait plus être qu’un mauvais et lointain souvenir : j’ai le droit de remarcher sans mes béquille depuis peu, et mon pied commence à répondre présent petit à petit. Ma démarche de Dr House au déhanché de rêve s’estompe peu à peu, et je commence à reprendre une vie à peu près normale. Prochain défi : mardi, aller à la fac en transport, fini le taxi...
12 octobre 2008
RAAAAH !
Pourquoi tant de rage ? Tout simplement en parcourant mes stats, je regarde les mots-clés, et vais voir dans le moteur de recherche combien suis-je située. Là, c'était une recherche pour la vidéo de la chute de John Zakrzewski. Et là, je suis tombée sur un forum de petits cons de cavaliers !
Non, y a pas d'autres mots, des gens qui ne prennent même pas la peine de faire des recherches sur ce qu'est le Pentathlon Moderne, qui ne retiennent que le fait que le cheval à eu la bouche maltraitée, mais qui ne prennent même pas en compte le fait que le sol était tellement meuble qu'ils s'enfoncent de 4 mètres dedans, ce sont des petits cons (ouais, la moyenne d'âge doit être de 14 ans)
4 pages où ça tire à boulets rouges à coup de "On devrait faire courir le cheval tout seul" et de "Je déteste les gens qui tirent sur la bouche du cheval". Seul deux ou trois prennent la peine de préciser que dans le pentathlon, tu tires ton cheval au sort 20 minutes avant l'épreuve. A cela j'ajouterai que tu n'a que 5 sauts pour le découvrir. Alors les couilles molles, avant de démonter les gens, j'aimerais bien vous voir en faire autant ! Parce que vous vous comparez à des pentathlètes, c'est très bien, mais vous, vous connaissez vos chevaux, donc non, la comparaison n'est pas possible ! Et ce n'est pas parce qu'on à l'habitude de cette pratique qu'on est apte à monter n'importe quel cheval, faut arrêter les raccourcis à deux balles ! On est juste habitué à aller vite pour le découvrir, mais c'est comme dans la vie : il y a des fois où on ne cerne pas les gens, et bien avec les chevaux, c'est pareil.
Si certains passent par là (du forum Chevalblog, je suis gentille, je vous cite pour vous laisser un droit de réponse sur mon blog !) encore une dernière chose : ces pentathlètes sur qui vous tirez à boulets rouges, montent les chevaux de la Garde Républicaine. Pour les avoir vu en compétition, notamment Amélie Cazé (la française dont vous ne citez même pas le nom), notamment à des compétitions où l'épreuve d'équitation se passait à la Garde, je peux vous assurez qu'ils montent bien plus propre que certains "cavaliers tout court" ! Justement, ce ne sont pas des cavaliers de club, ce sont des athlètes de haut niveau qui ont le droit à une bonne cavalerie pour s'entrainer. Comme les autres cavaliers présents à ces JO, et force est de constater que la cavalerie était loin d'être au (haut ?) niveau à ces JO : des gens qui sur toutes les compétitions montent bien, qui se plantent et montent comme un galop 1, il y a une problème... Alors des fois, il faut arrêter de croire que tout est toujours de la faute du cavalier, c'est noble hein, mais des fois, y a des carnes, un point c'est tout ! Y a des chevaux boiteux, d'autres qui ne respecteront jamais les barres même si ont leur en fout 15 dans les pattes, y a des chevaux qui ne seront jamais fait pour l'obstacle, d'autre n'ont pas le physique pour une telle compétition. Il y a des fois où prendre un Percheron pour courir un steeple à Auteuil, on aura beau y mettre toute la volonté du monde, ça ne fera pas une belle perf !
Bref, faut savoir mesurer les choses avant de s'acharner, et se renseigner aussi avant, ça fait pas de mal et ça évite de passer pour un con !
Sur ce, je pars bosser ma stat. Je pourrais m'amuser à compter les probabilités que les gens pensent comme vous à partir de votre échantillon, ça pourrait être un bon exercice de mesurer combien il pourrait y avoir de con !
