26 août 2008
L’instinct Grégaire
On le sait, l’homme n’est pas fait pour vivre tout seul. L’instinct grégaire, c’est ce qui pousse certaines catégories du règne animal (nous en faisons partie, si si : ordres “Primates”, genre “Homo”, ça s’invente pas héhéhé !) à aller rechercher la compagnie de ses semblables. Cet instinct est parfois exacerbé chez certains “Primates Hominidae”. Une preuve ? Tout de suite.
Ne vous est-il jamais arrivé de vous asseoir à bonne distance des gens, prenant bien soin de laisser deux, voir trois sièges d’espace entre chacun de vos congénères et vous- même ? Et de voir ensuite cet espace réduit car une personne est venue s'asseoir, non pas au milieu, mais bien à côté de vous ? Ça, c’est le coup classique, merci le grégarisme...
Récemment, j’ai eu la version “automobile”. Situation : ma mère et moi sur le parking du Leclerc. On est installées dans la voiture, mais l’épreuve d’aller faire les courses étant encore un peu rude pour mon pied dans le plâtre et mes pauvre petites mimines qui tiennent les béquilles, je reprend mon souffle, portière ouverte, pied dehors. Ma mère prend son temps aussi, farfouillant, portière ouverte elle aussi, dans son sac.
De mon côté, une place nous sépare de la voiture la plus proche. Du côté de ma mère, CINQ places (oui, j’insiste, je les ai comptées !). Une voiture arrive, Bobonne et ses gosses. A votre avis, où est-elle allée se garer ?? Et bien oui, sur LA place de libre entre notre voiture et l’autre ! Cette conne à préféré forcer le passage sur la place, me poussant à me dépêcher de rentrer si je ne voulais pas avoir une version carpette de mon plâtre !
Bien que cette fameuse place était la plus proche du magasin, il ne faut pas déconner : quiconque d’un tant soit peu intelligent préférera une place facile et marcher cinq mètres de plus, que de s’énerver à s’insérer entre deux bagnoles pour éviter de marcher cinq mètres !
Limite, plus vous essayez d’éviter de vous coller aux gens, plus ces derniers adorent se coller à vous. C’est dingue ça, aucun respect de votre espace vital ! Quoi ? Moi asociale ? Pfff, pas du tout, c’est juste que je n’ai pas l’instinct grégaire avec les gens que je ne connais pas, essayez de suivre un peu !
21 août 2008
Les JO - #1
Aaaah, me revoilà sur un sujet que j’affectionne. Bon, la cérémonie, grandiose, mais pas émouvante. Ça en mettait plein la vue, tu penses, à chaque “scènette”, 2008 figurants, tous synchronisés d’une manière parfaite. Là, tu te dis qu’ils sont fort ces Chinois, ils sont disciplinés et acharnés !
L’ambiance côté JO maintenant. Contrairement à ce que je pensais, c’est assez occidentalisé. Ça ressemble beaucoup aux couleurs d’Athènes, sauf que de l’avis de tous, l’organisation est au top, et souriante, donc mieux qu’Athènes ou les autres JO. Bon, en même temps, j’y suis pas, donc je relaye simplement les propos des gens qui y sont.
Et maintenant, c’est là qu’on arrive au négatif. Je dispose de trois chaînes sur lesquelles je peux suivre les JO : France télévision (la 2 ou la 3, tout dépend qui a l’antenne à ce moment là) canal + et Eurosport. Et bien croyez-moi, je suis ulcérée de voir que ces trois chaînes diffusent la même chose alors qu’il y a tant d’autre sport sur lesquels on pourrait faire un petit tour ! Mais non, pas “médaillable”, en analogie aux acteurs qui ne sont pas “bankable”.
Je ne sais pas à quoi je m’attendais sincèrement, j’avais sans doute espéré que cette année soit différente, mais force est de constater que non. Le petit plus cependant, là où France Télévision remonte un peu dans mon estime, c’est qu’il est possible de suivre les JO sur le net, et en direct (bon, en revanche, faut se passer des commentaires. C’est peut-être pas plus mal !). Bon, au début, j’y allais, mais avec mon mac, ça n’était pas compatible. Angoisse, car aujourd’hui c’était l’épreuve de pentathlon moderne homme. Et aucune chaîne ne le passe (bon si canal +, mais c’est plutôt anecdotique, parce qu’il nous ont montré l’épreuve d’équitation, et même pas les français...) Et là je percute : France Télévision.fr me proposait systématiquement d’installer un logiciel microsoft. De manière couillonne, je me disais que ça s’adressait aux possesseurs de PC, jusqu’au moment où, désespérée, je l’installe, et banco ça marche !
Du coup, on regarde avec ma mère, commentant nous même l’épreuve d’équitation, qui s’est avérée laborieuse pour tout le monde. Je sais pas comment sont dressés les chevaux Chinois, mais là ça dépotait sur les barres, les chutes spectaculaires, et les refus en veux-tu, en voilà ! Un des français, John Zakrzewski, ayant même fait une des chute les plus spectaculaire. (C'est le deuxième sujet, juste après celui des handballeuses) EDIT : j'ai réactualisé le lien, mais la vidéo ne passe pas par chez moi... Je vais tenter d'en trouver une autre.
(AP Photo/Saurabh Das )
Le truc super avec cette petite télévision sur internet, c’est qu’on peux zapper sur n’importe quelle épreuve en cours, mais aussi avoir les flashs important en bannière pendant qu’on suit une épreuve. Et là, deuxième carton rouge : le dopage.
Niveau athlètes, hier, il y avait seulement eu 5 cas décelés d’athlètes dopés. Les contrôles sont visiblement plus récurrents que sur les précédentes olympiades. Donc en sachant cela, on se dit que 5 cas, bien que ce soit 5 de trop, c’est pas énorme et c’est bien. Et aujourd’hui, la sentence tombe, 4 cas de plus. Mais pas n’importe lesquels : 4 chevaux dopés !
Sur toutes ces olympiades, il y aura eu presque autant d’animaux dopés que d’athlètes, sauf que proportionnellement, ça fait plus de chevaux. Qu’on choisisse d’aller se présenter aux JO le corps remplit de produits améliorant les perfs, je trouve ça anti-sportif et irrespectueux vis-à-vis des autres athlètes clean. Maintenant, ces athlètes choisissent de détruire leur corps, c’est leur problème. Mais qu’on choisisse de détruire le corps d’un animal qui n’a rien demandé en le bourrant de produit dopant, c’est inconcevable, c’est minable.
Ceci dit j’émets une réserve : on ne sait pas à quoi étaient dopés ces chevaux. Certains produits pour traiter un rhume sont décelés positif, alors que par rapport à un stéroïde, ils n’améliorent pas spécifiquement la perf ni la masse musculaire, et l’intention n’est pas du tout la même. Mais bon, là tout de suite, ça m’écoeure. Je suis d’ailleurs bien ravie que ces cavaliers soient suspendus et que pour certains ils perdent leur médaille. Je dirai bien qu’il y a une justice, mais dans l’histoire, c’est le cheval qui va en pâtir, c’est lui qui mériterait d’avoir une compensation.
Bon, sur ce, je vous laisse, je vais aller me préparer pour suivre le pentathlon dame en direct ! (2h30, 4h, 8h, 11h et 14h, yahou !)
19 août 2008
Vie De Merde
Bien que ma vie ne soit pas au top en ce moment (pas vu ma chérie depuis un moment, fracture/opération/plâtre de la jambe) il ne s’agit pas de la mienne dans le titre. Non, c’est un site, viedemerde.com, dans lequel les gens racontent leurs mésaventures, en concluant systématiquement leur petit récit par VDM (Vie De Merde).
J’ai pour adage de ne pas me moquer du malheur des autres, mais avec un tel site, mon côté salope ressort indéniablement, m’arrachant des crises de fou rires pour certains récits. En général, un bon rire moqueur, celui qui remonte le moral car on se dit à ce moment qu'il y a pire que nous.
Petits morceaux choisis :
Catégorie “mariage”
"Aujourd'hui, je m'appelle Céline et je me marie. Mon nouveau nom de famille sera Dion. En vue, une bonne grosse VDM. VDM"
"Aujourd'hui, je me suis mariée. Et hier, pour fêter ça, je suis allée dans un bar à sushi avec quelques amies. Dîner pas trop arrosé pour être en forme pour LE grand jour... J'ai prononcé "oui, je le veux" un sac à vomi à la main. Intoxication alimentaire suite à l'ingestion de poisson pas frais. VDM"
Catégorie “Gros boulets”
"Aujourd'hui je rentre dans le tramway avec mes courses. Dans la foulée, j'ai oublié un sac sur le quai. Instinctivement je ressors pour le prendre, et le tramway se referme et démarre. Je vois à l'intérieur mes trois sacs et les gens rigoler. Résultat des courses : pas de courses. VDM"
"Aujourd'hui, un frelon est rentré dans ma chambre. Ça fait 30 minutes que suis enfermé dans mon placard, il n'arrête pas de bourdonner toutes les 30 secondes. Je n'ose pas sortir. VDM"
"Aujourd'hui, je me fais un bain de bouche en déambulant dans mon appartement. En passant devant l'ordinateur, je vois un poil sur le clavier. Réflexe, je souffle dessus. Mon clavier a la meilleure hygiène bucco-dentaire de l'histoire de l'informatique. VDM"
"Aujourd'hui, je vois un ami dans la rue. Lui ne me voit pas et, pour plaisanter, je lui téléphone. Il sort son mobile de sa poche, soupire et ne répond pas. VDM"
Catégorie “Travail”
"Aujourd'hui, au bureau, un collègue sort son plat de lasagnes du micro-ondes et fait tomber l'assiette trop chaude. Celle-ci atterrit dans le ventilateur qui disperse son contenu sur ma collègue et moi-même. Ce gros naze n'a rien trouvé de mieux que de rire bêtement. VDM"
"Aujourd'hui, j'ai passé un test écrit pour un entretien d'embauche. Mon stylo étant en panne d'encre, je me faufile dans le couloir, croise un employé et lui demande de me prêter un stylo pour remplir mon test. Je dois être le seul gars à avoir fait son test entièrement à l'encre rose. VDM"
Catégorie “Sexe”
"Aujourd'hui, je faisais l'amour avec mon copain. Quand nous avons changé de position, il a crié "Transformation Power Rangers !" VDM"
"Aujourd'hui, juste avant de commencer notre câlin, mon copain qui est informaticien a cru drôle de s'écrier "Ouvre tes ports USB, voici mon périphérique !" VDM"
"Aujourd'hui, ma copine m'a largué parce qu'elle a envoyé "fidèle" par SMS à un numéro payant et qu'ils ont répondu "non"... VDM"
Catégorie “Pas de chance...”
"Aujourd'hui, je tombe en panne, sors de la voiture pour mettre le triangle rouge à 100 m puis je reviens me mettre à l'abri, en attendant les secours. Je vois arriver une bagnole, elle s'arrête à 100 m de moi, le gars sort, prend mon triangle et redémarre. VDM"
"Aujourd'hui, ma sœur et moi avons nos règles. Notre frère a trouvé drôle d'utiliser nos serviettes comme bateaux et les tampons comme bouées pour jouer dans la baignoire. Tout étant fermé (dimanche), on a dû piquer à notre grand-mère, qui vit avec nous, des couches anti-fuites urinaires. VDM"
"Aujourd'hui, j'écris à mon amie sur msn, et c'est sa colocataire sur son compte qui me répond "dsl c'est pas marie elle est chez son copain". J'ai bien cherché elle n'est pas chez moi. VDM."
"Aujourd'hui, le chat de ma coloc', qui visiblement ne m'apprécie guère, n'a rien trouvé de me mieux à faire que de ronger une à une, et très consciencieusement, toutes les cordes de ma guitare sèche. Là, il me regarde pour savoir si je vais lui donner à bouffer ce matin. Très franchement, j'hésite. VDM"
"Aujourd'hui, je ne sais plus bouger mon cou : torticolis carabiné. Mes colocataires passent leur temps à m'appeler pour que je me retourne. Ça les fait hurler de rire de me voir tourner tout le corps en grimaçant alors qu'un simple mouvement de tête aurait suffi. J'ai mal. VDM"
Vous avouerez quand même que c’est dur de ne pas en rire au moins un peu !
16 août 2008
Plus belle la vie...
En Vendée. Et hop, je viens d'achalander tous les fans de "plus belle la vie" !
Alors, par chez moi rien de passionnant, je vous rappelle que je marche désormais sur trois jambes, que je fais juste des allers-retour intérieur/jardin pour aller fumer ma dose de nicotine.
Ah si, j'ai quand même appris un truc bien fendard : je me fais mes piqûres moi-même ! Alors moi qui suis un peu froussarde devant les piqûres, j'ai dû prendre énormément sur moi pour faire ça, parce que là, impossible de tourner la tête, il faut voir où on pique évidemment. Pourquoi toute cette torture me demanderez-vous. Et bien parce que quand je serais chez ma chose, impossible de faire venir l'infirmière. Donc soit c'est elle qui me la fait, soit c'est moi, et je pense que sa réponse était assez claire : "Ah non !" Elle peut pas faire mal à son Petit Poulpe, si c'est pas mignon !
Donc en gros, je ne suis pas la futur Amy Winehouse, je suis loin de chanter "Non non non, je ne veux pas aller en désintox"...
En Vendée, entre deux nuages de pluie, on voit aussi les habitants de la maison :
Le chat, Gros Louis :
Et Norbert le Phasme (qui fait un peu la tronche avec ses antennes collées-serrées):
Et puis bon, il y a la maison, qui est agréable à vivre. Ça me change de Paris !
10 août 2008
Chapitre 2 - Le jour où le roseau se répara
Souvenez-vous : je suis à l'hôpital, on vient de m'annoncer que je me ferais opérer. A ce moment là, je rêve d'une cigarette, pour décompresser. Je suis sans dessus-dessous. Le chirurgien passe, me parle de l'opération, me dis que je vais avoir des vis et peut-être des plaques. La fille de Robocop quoi.
Je lui demande si maintenant, fin de journée, je peux enfin aller fumer une cigarette. Il me répond "Sûrement pas ! C'est pas bon pour la cicatrisation !" QUOI ??? Heureusement, une infirmière avait entendu, et étant elle-même fumeuse, me fera sortir en attendant le carrosse qui m'emmènera à la clinique.
D'ailleurs parlons-en de cette clinique. Première nouveauté : l'hôpital étant tellement surchargé, qu'ils transfèrent vers des cliniques. Ça n'est pas plus mal pour moi ! Direction donc la clinique Louix XIV, opérée, tenez-vous bien, par le Dr Roi ! Et si, je l'ai fait ! Ça, c'est de l'anecdote.
J'arrive donc le jeudi 31 au soir. On veut me donner du Xanax, pour bien dormir, car le lendemain à 8h, c'est l'opération. Toujours fidèle à mes principes, je n'aime pas les états que je ne contrôle pas, et je refuse. Le lendemain matin, rebelotte. Ce qui fait que j'arrive sur la table d'opération, on attend l'anesthésiste. Pendant ce temps, le chirurgien commence à me préparer, ça fait mal à la cheville. L'anesthésiste arrive enfin, m'engueule, parce que du coup elle devra me mettre plus d'anesthésie. Maiheuu...
Au moment où elle ouvre la valve, elle me dit de penser à un endroit où je me sens bien. Je pense de suite à Ouessant, la destination qui était prévue pour mes vacances avec ma petite chose. Je pleure. Je ne pense pas que ce soit l'effet que l'anesthésiste souhaitait, mais bon, de toute manière je m'endors, alors à quoi bon y penser...
Et voilà, une opération et trois vis plus tard, me voici réparée et dans le gaz. La suite, c'est cinq jours d'hôpital, avec un plâtre qui saigne parce que le drain est mal mis. Ce qui niveau odeur et hygiène était vraiment pas l'idéal. Cinq jours à une cigarette par jour (nan mais pour moi ça relève tellement de l'exploit qu'il fallait que je le souligne !). Cinq jours de réveil à 5-6h du mat pour prendre les constantes. Cinq jours à pouvoir ruminer les idées noires, et à pas se sentir dans la meilleure des formes.
Cinq jours après, me voilà partie en Vendée jusqu'au 1er septembre. L'avantage, c'est que je vais pouvoir en profiter pour regarder les jeux comme bon me semble, le point négatif c'est l'éloignement pendand un mois de ma chérie... Ça va être très long. J'ai hâte de la retrouver dans mes petits bras (avec mon petit plâtre qui me rend si jolie apparemment héhéhé) de pouvoir la faire chier avec mes petits bisous, mais surtout d'être dans ses bras et de penser à rien, juste au moment présent. Oui, j'ai hâte !
09 août 2008
Chapitre 1 - Le jour où le roseau se brisa
Oulala, quel titre poétique, n'est-il pas ! En général, quand le vent souffle, le roseau pli, à la différence du chêne qui se brise. Sauf que le 31 juillet, le roseau, si robuste jusqu'alors, se brisa, et dans un grand fracas.
Pour sortir de la métaphore, je me suis tout simplement amusée, comme toute animatrice que je suis, avec un collègue. Le but du jeu : sans doute de faire tomber l'autre, car dans notre chute, je me souviens d'avoir jubilé "héhéhé, je tombe avec toi, mais je te fais tomber !" Et la chute. Puis le "crac" très sonore, puisqu'audible par mes collègues, pourtant situés à 2 mètres de moi. Je me suis alors dit, pour me rassurer, que c'était mon portable qui s'était brisé sous mon poids. Mais un bruit pareil, même si on ne le connaît pas, on ne peux se tromper sur son origine...
La douleur s'est faite rapidement sentir, ne me rassurant pas sur l'origine de ce "crac". D'entrée de jeu, je savais quel os j'avais cassé : au moins le péroné (non, je ne dirais pas le "fibula" car l'autre jour, en jouant au Scrabble, le dico marquait "zool" donc je n'ai pas envie de me donner un terme animalier pour mon os, je ne suis pas une vache !). Quelle chance ! Le Péroné, c'est l'os qui sert un peu à rien dans la jambe. Il est là, il soutient un peu, mis c'est le Tibia qui fait tout. En plus de ça, il est pas énorme. Enfin moins que le Tibia. Je me serais cassé le Tibia de la même manière, je crois que je tombais dans les pommes de suite après la chute à cause de la douleur.
Me voici en train d'attendre les pompiers, les enfants n'en revenant pas de ce qui vient de se passer. S'excusant même de nous avoir pousser à jouer ! Quels amours ces gosses ! Je m'en veux de leur avoir fait peur, de leur avoir gâcher leur grand jeu... Ça gonfle bien. On me file de la glace, je tente de ne pas partir dans les bras de Morphée, je me concentre. Et là, le bal des pompiers. Mais pas seulement. C'est aussi celui des radiologues, médécins, chirurgiens, infirmières, ortho, et ainsi de suite.
Ce qui m'amuse dans l'étymologie d'un mot, c'est quand elle n'est plus raccord avec la réalité. "Urgences" vient notamment du latin "Urgere" qui signifie "presser". Je doute que ce soit les médecins qui se pressent, mais plutôt les patients qui s'y empressent d'y aller. Donc les Urgences portent mal leur nom, ou du moins ce nom est mal interprété. Temps minimum : 4h avant un diagnostic.
Mon problème, c'était que je crevais d'envie de faire pipi. Pour le reste, je peux être une personne dotée d'une patience à toute épreuve, donc comme mon statut à ce moment l'indiquait, j'ai été patiente. ("Pourquoi croyez-vous qu'on appelle les patients des "patients" Mr Rastapopoulos ??" © Anne Roumanoff)
On s'occupe de moi, je prend des paris avec les médecin et infirmières sur le diagnostic (certains pariaient sur une grave entorse ahahah ! Je ne leur avait pas parlé du "crac" il faut dire.). J'avais raison. Je me voyais avec nu plâtre et basta. Mais l'orthopédiste passe par là, et me dis qu'il me faut un premier plâtre, pour refaire les radios. Ah bon, mais pourquoi ? Et bien parce que si la fracture n'est pas belle, le chirurgien peut choisir d'opérer pour la réduire. Ah oui... On entend toujours ça dans les films, "réduire la fracture", mais on ne se rend pas compte que ça implique une opération et 5 jours d'hosto bien évidemment ! Moi je n'en veux pas de cette opération, je veux partir dans deux jours avec ma chérie sur l'île d'Ouessant. Le plâtre ? Je m'en accomoderai. Ces vacances, je ne veux pas les rater, ce sont nos premières !
On m'a déguisée avec une vieille robe noire, pour ne pas abîmer mon pantalon en me faisant la "botte" (1er plâtre). Les infirmières me préviennent : vous allez souffrir avec l'ortho, il n'est pas doux du tout ! Mon petit regard doit en faire craquer une, qui demande à sa collègue de rester avec moi quand l'ortho sera là. Jusqu'ici, je n'ai eu les droit qu'à 2 efferalgants codaïne. Paraît que la codaïne ça fait un peu planer, juste un peu. Sans doute, mais je n'ai pas eu cette sensation. En revanche, l'autre n'était vraiment pas doux, et me faisais vraiment mal ! De concert, ils m'ont proposé un masque relié à une bouteille. Je n'en voulait pas, je supporte pas les états que je contrôle pas, ceux où on plane. Du coup, en paquet de nerf que je peux être, j'ai choisi de souffrir.
Re-radios. J'attend dans le couloir. Aaaah le couloir : mon passage préféré. On entend toutes les histoires. Entre la bonne femme hystérique qui ne sait pas conduire, et la petit vieux qui s'échappe de chez lui tous les jours, ou encore la mère qui a fait trois hopitaux avant de retrouver son fils renversé par une voiture, c'est tout un film. De quoi écrire un livre ! comme disait le petit vieux devant moi.
Puis, le verdict tombe : opération mademoiselle. J'en pleure... J'en veux pas ! Je dois partir dans deux jours !
Oui mais mademoiselle, vous êtes encore jeune, le chirurgien préfère vous opérer plutôt que vous boitiez plus tard. Certes...
Ainsi se finit le chapitre 1.







