Laeti & cie

Laeti, jeune étudiante pleine d'avenir, vous convie dans son monde et ses gaffes ( vous savez bien, celles qui n'arrivent qu'aux gens maladroits), sa vision insolite et humoristique, voire sarcastique du monde qui l'entoure.

24 juin 2009

Le merchandising imparable d’Ikéa.

Ce n’est plus à démontrer, Ikéa, il faut y aller sans sa carte bleue. Juste regarder, ne rien acheter (non, parce que Ikéa c’est tellement bien, que tu voles pas chez eux, sous peine de se voir crier “infamie !”).
Vous lancez le sujet dans n’importe quelle soirée : à moins de tomber sur le conservateur de base qui prône le rustique et l’authentique, tout le monde vous dira qu’il s’est fait “détrousser” par Ikéa au moins plusieurs fois dans sa vie !

Là où je m’en veux (oui parce que je suis comme tout le monde, et que moi aussi j’ai pleins de bougies qui sentent bon en stock énorme dans mon placard) c’est qu’étant en psychologie, j’aurai du comprendre le système simple (mais tellement efficace bordel !) d’Ikéa !
Je ne l’ai compris qu’hier soir, à une soirée. On discutait de ce magasin, en se disant que c’est bien de regarder, mais qu’en fait, il ne faudrait pas passer par le sous-sol, où les articles qui décoraient si bien la chambre de Ruth et Björg sont en libre service (car toi aussi tu peux jouer à Ruth et Björg avec Ikéa !).
Je commence alors à dire que quand tu visite les salles d’expos, tu vois tellement de choses, que tu as le temps d’oublier (surtout si tu notes rien - oui, on tente tout pour ne pas être à découvert -) ce qui te plaisait, et c’est qu’une fois que tu passe dans le rayon en libre service que tout te reviens en mémoire ! “Mais oui, bien sûr !!! Mais pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt bon sang !!!! L’a-mor-ça-ge !!!! C’était con comme bonjour !!! Ah, ils sont forts chez Ikéa !

L’amor- quoi ? L’amorçage. Une technique de psycho vieille comme le monde. Cela consiste grossièrement à mettre dans votre mémoire une pré-réponse. Votre cerveau capte énormément de stimuli (visuel, auditif, etc.). Il en retient certains de manière inconsciente, mais pour qu’ils soient retenus de manière consciente, il faut que vous portiez votre attention dessus. Une fois que c’est fait, une trace de ce stimulus reste en mémoire, ce qui fait qu’elle est plus facilement activable par la suite.

Petit exemple concret chez Ikéa :
Vous vous promenez dans la salle d’exposition, et vous tombez en amour sur les petites tasses Sorla. Vous les regardez sous toutes les coutures, lisez le nom, mais uniquement par curiosité hein, parce que vous n'achèterez pas, vous n’avez pas de budget, même pour une petite tasse. D’ailleurs, vous êtes venu à Ikéa juste histoire de vous détendre, penser à des projets futurs, mais rien de concret.
=> Là, ça y est, vous êtes foutu ! Votre cerveau va conserver comme une sorte de fichier, contenant la couleur de la tasse, son nom, sa forme et l’émotion que vous avez ressenti lorsque vous l’avez vu. Il se peut même que ce fichier contienne aussi le contexte émotionnel de ce moment là (la pièce d’expo qui vous mettait à l’aise, que vous aimeriez bien vivre dans une maison comme ça, etc..). On appelle ça un renforcement : à l’objet s’associe tout un tas d’émotions positives, ce qui fait que ça renforcera l’envie d’avoir ces tasses.

Bon, rien n’est encore joué, vous n’êtes pas encore passé dans le rayon libre-service. Mais on sait tous que c’est un passage quasi-obligatoire ! Allons, soyez honnêtes : combien de fois vous vous êtes dit que vous alliez sortir directement après la salle d’expo, et combien de fois vous vous êtes dit que justement, ça tombe bien, votre spatule étant cassée, vous alliez en profiter pour aller en chercher une dans le libre service ?
Il faut vraiment être fiché à la Banque de France pour avoir la force de se dire que non, on ne descendra pas dans ce foutu rayon qui troue le porte-monnaie !

Et voilà, vous y êtes descendu, c’est foutu…. Ben oui, parce que même si vous ne pensez plus aux tasses, il suffit que vous passiez furtivement devant pour que toute la trace mnésique (le fichier dont on parlait plus haut) soit réactivé !! Ce qui veut dire que votre cerveau va vous rappeler à quel point vous étiez bien là-haut,  que ces tasses étaient exactement parfaites avec ce décor, etc.

Ainsi, si dans la salle d’exposition, vous n’avez pas flashé sur les torchons, il y a peu de chance pour que vous vous arrêtiez devant dans le libre service, ils n’auront pas été amorcés dans votre mémoire. (Bon, Ikéa compte aussi sur le syndrome “coup de coeur”, qui fait que vous allez quand même craquer dessus parce qu’ils sont top).

L’amorçage est un processus cognitif beaucoup démontré en psychologie :
On demande à des sujets de répondre le plus vite à des questions.
Au groupe A, on va montrer une image subliminale censée servir d’amorce avant la question (Une image de bateau, avant de poser la question "Citez un moyen de transport maritime")
Au groupe B, on ne montre rien, ils n’auront pas d’amorce, mais juste la question.
Et bien les sujets du groupe A répondent beaucoup plus vite à la question que ceux du groupe B car la réponse aura été amorcée dans le cerveau, pré-activée si vous préférez.

Voilà pourquoi Ikéa met toutes les chances de son côté et qu’il ne faut y aller que lorsque vous avez un budget à dépenser, prévu pour ça uniquement (et pas l’argent de l’anniversaire de la cousine). Et non, Ikéa, on n’y va pas juste pour manger leurs-sandwichs-trop-bon-qu’on-trouve-que-là-bas, parce que là aussi vous prenez le risque de rentrer faire le tour du magasin !

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03 juin 2009

SNCF : à nous de vous faire préférer le train ?

Date : le week-end de l’ascension
Lieu de départ : Paris
Lieu d’arrivée : Montélimar
Lieu de transition : Lyon


Fait #1 :

Lieu : Gare de Lyon
Moyens d’accès aux quais : escalator en panne, veuillez emprunter les escaliers.
Circonstances non-atténuantes : il marchait une heure avant (source sûre qui a eu la chance de partir une heure avant avec un TGV direct) et nous somme en plein milieu d’un premier jour de grand week-end….

   
Fait #2 :

Lieu : Gare de Lyon Part Dieu
Moyens d’accès aux quais : escalator en panne, veuillez emprunter les escaliers….
Circonstances non-atténuantes : visiblement, la sncf prend le problème de santé public qu’est l’obésité très au sérieux. Un jour de départ en grand week-end, ils sont sûr de toucher plus de gens comme ça.

   
Fait #3 :

Lieu : Lyon Part Dieu toujours.
Heure d’arrivée sur le quai : 16h10
Heure prévue du départ du TER : 16h25
Heure effective du départ du TER : 16h50
Nombre de trains passés sur la voie de départ de notre TER entre 16h25 et 16h50 : 3
Nombre de changements de quais pour rien : 2

A noter que la SNCF à un sens de l’humour peu compris des usagers, mais très cynique :
On voit notre TER qui rentre en gare, qui s’avance, qui s’avance, qui… qui s’arrête à 50 mètres de nous avec un quai bondé comme un premier jour de solde ! Obligées donc de monter sur les gens pour pouvoir grimper dans ce TER (à 50 euros la place quand même hein…) tandis que la SNCF sifflait le départ du train au bout de deux minutes à peine (avec toute une masse dehors, bien évidemment. Tant qu’à faire, c’est plus drôle de voyager le TER vide n’est-ce pas). C’est eux qui sont en retard, mais c’est à nous de nous tasser comme du bétail (et de s’asseoir sur un remboursement, car, tenez-vous bien : le TER n’ayant pas d’obligation d’horaire, il n’y a pas de remboursement possible… Et oui !)

Bref, on arrive quand même à grimper, et Ô miracle ! on trouve de quoi s'asseoir !
La SNCF à mis deux cars à disposition de Valence pour décharger le train et éviter que les gens soient debout, veuillez les emprunter. Merci
C’est vrai que 50€ un trajet Lyon-Valence en car, c’est pas cher… Et puis quoi encore !



Lieu de départ : Montélimar
Lieu d’arrivée : Massy-Palaiseau
Lieu de transition : Lyon

 Le saviez-vous ? Pour un jour national de grève interprofessionnelle, la SNCF est la seule à faire grève la veille dès 20h, et le lendemain de la grève, voir la fin de semaine quand la grève est un mardi….
Beaucoup d’appréhension, car notre TGV doit arriver à 20h30 à Massy-Palaiseau.
Notre TGV étant à destination de Nantes, nous avosn eu le droit aux annonces suivantes :
Annonce #1 : “Mesdames et messieurs, bienvenue dans le TGV à destination de Rennes”.
Annonce #2 : “Mesdames et messieurs, bienvenue et merci d’avoir rejoint le train à destination de Rennes”
Petit Machin : “Et sinon, Rennes, tu connais ??”
Oui oui, Nantes a changé de nom, maintenant, ça s’appelle Rennes... Aller, comme c’est plus pratique et que ça évite la confusion, on a qu’à dire que toutes les villes s’appellent Rennes désormais !


A se demander si à la SNCF :

a) Ils prennent de la drogue
b) Ils sont nuls en géographie
c) Ils sont fatigués à force de faire grève
d) Réponses a, b et c.



Fort heureusement, ces malheurs ferroviaires ne nous ont pas empêchées de passer un loooooong et très bon week-end sous le soleil (très chaud) du Sud. On a profité :

   

De la maison

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De la piscine

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De la verdure et des 60 ha d’exploitation de Bopapa

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Des animaux
(pleins de brebis et d'agneaux, 4 chats, 2 chatons, 2 chiens, 1 âne, des sangliers, 1 loup, entre autres)


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Et en particulier de notre future peluche

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13 avril 2009

Géant Vert

(A qui de droit)


 

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J’ai bien compris, vous préférez que je vous parle de ma mère et de ses conneries, ça vous fait marrer ! Soit. Je vais donc lui créer une catégorie rien que pour elle, elle va être toute contente (d’ailleurs, ça reste entre nous, mais ma mère prend vachement le melon depuis que je parle d’elle sur mon blog…. J’en viens même à me demander si elle fait pas tout ça exprès !)

Il fallait que je vous parle d’une tradition familiale, initiée par ma mère, et surtout, entretenue par elle : le meurtre de plantes. Le principe ? Tuer une plante en un temps record en la noyant si possible, mais d’autres formes d’assassinat sont acceptées tout de même.

Tout a commencé un 17 septembre 2001, jour d’anniversaire de ma mère. Avec mes quelques sou, je part lui acheter un cadeau, et je mise sur le Ficus Benjamina. La vendeuse me dit d’éviter les courants d’airs, et de ne pas trop l’enfumer et il ira très bien.

 

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Il a fait son bonhomme de chemin celui-ci, faut dire que ma mère l’a tué à petit feu à coup d’engrais, c’était plutôt lent comme mort…. Il a quand même eu le mérite de durer plusieurs années, d’autres n’ont pas eu cette chance !

Ainsi, Norbert 1er est décédé après quelques années. La maison se retrouvant sans plante, et un autre anniversaire se profilant, je décide de racheter une plante pour l’anniversaire de ma mère. J’opte donc pour un magnifique Pachira Aquatica au détour d’une allée à Ikéa. Nous ramenons donc Norbert II chez nous, assez difficilement d’ailleurs car il s’était bien épanoui chez Ikéa le bougre !

 

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Le pauvre, il a dû longtemps regretter d’avoir eu la feuille plus verte que ses copains… Ma mère l’a sournoisement asséché et il n’aura duré qu’un an presque jours pour jours.

L’année suivante, il se trouve que ma ville organisait un salon floral. J’y fait un petit tour et tombe sur le frangipanier, Norbert III.

 

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Merveilleux ! Une plante qui pousse dans le désert, pas besoin de mettre d’eau, idéal donc pour ma mère qui oublie toujours. Sauf que cette fois-ci, elle s’est rattrapé de ses mauvaises action sur Norbert II et a honteusement noyé une plante qui pousse dans le sable ! Pour l’anecdote, ma mère est maître-nageur, enfin, jdisçajdisrien quoi….

Bref, les plantes chez nous, ça va, ça vient ! Avec l’arrivée de Bopapa, on arrosait jusqu’à trois fois plus les plantes, donc triple noyade (genre meurtre collectif).
Heureusement, Bopapa a décrété qu’il s’occuperait seul de la plante majestueuse (genre palmier) qui trône dans le salon, et il a bien fait, désormais nous avons enfin une plante épanouie !


* Les photos des Frangipaniers ont été prises sur ce site. N'hésitez pas à aller y faire un tour, il y a pleins d'autres photos absolument magnifiques, et vous pourrez aussi en apprendre un peu plus sur les frangipaniers*


06 mars 2009

"Pécresse, Régresse !"©

Hier, je suis allée manifester auprès des enseignants chercheurs. C’était ma première manif, j’étais toute émue ! Le titre de ce post est d'ailleurs l'un des slogans qu'on pouvait y entendre.
Je ne ne sais pas si les enseignants chercheurs ont totalement raison dans leurs revendications, mais ce que je vois, c’est que ça fait un mois que je n’ai eu aucun cours, zéro, rien, nada ! Donc entre rester chez moi à rien faire, ou aller les soutenir (histoire de grossir les rangs pour faire un peu plus peur au gouvernement) mon choix a été vite prit.

   

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Bon, on est militant ou on ne l’est pas : le cortège partait de Denfert-Rochereau et allait jusqu’aux Invalides. Nous, on l’a récupéré à la moitié du chemin, à Montparnasse, après avoir bu un verre pendant deux heures. Le début de cortège dans la foule compacte, non merci !
Ensuite, on a remonté le cortège pour trouver ceux de Paris X, au passage on en croisait qui était super animé, avec des percu et tout. On voulait les rejoindre, mais notre côté “j’appartient à telle fac” à reprit le dessus. En fait, on s’attendait surtout à voir pas mal de monde de notre fac. Tu parles ! 4 banderoles qui se battaient en duel et des voix plus qu’essoufflées !
On a retrouvé Pétrushka, qui avait l’air ravie de nous voir : on espère secrètement qu’elle nous mettra des points en plus pour notre partiel, et je croise les doigts pour qu’elle ne m’en mette pas moins que les autres parce qu’elle m’a vu danser et chanter comme une casserole derrière la sono de la CGT. Ben oui, parce que l’ambiance était tellement morte (chacun se parlait dans son coin, pas de slogans criés…) qu’il nous a fallu nous coller à la voiture de la CGT pour avoir un semblant d’ambiance (très Disco la playlist de la CGT d’ailleurs).
C’était une manif calme, bon enfant, et pour une première, l’idéal.

Et on a fini par une petit balade dans Paris, avec un coucher de soleil plus qu'agréable, je regrette pas d'avoir fait quelques petits détour pour faire une partie "tourisme".
 


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Maintenant, je cherche dans les médias quelques infos, et c’est incroyable de voir que ça passe inaperçu ! Ce que les médias ne disent absolument pas, c’est que si les syndicats d’enseignants-chercheurs n’obtiennent pas satisfaction, ils ne participeront pas à l’élaboration des sujets de partiels, ni aucun jury. Ça ne vous parle pas ? Et bien déjà, ça signifie que toute l’université va stagner à la même année puisqu’il n’y aura pas de partiel (en gros, mon premier semestre je l’aurai dans le cul). Ensuite, il faut savoir que pour n’importe quel jury du baccalauréat, il y a un enseignant-chercheurs qui préside, donc s’ils boycottent, ça signifie qu’il n’y aura pas d’épreuves de Bac, ni de Capes. Là, je crois que l’argument de pression est assez convaincant... 

Je m’amuse à regarder les commentaires des gens sur les articles de presse en ligne, et tous ont le même discours : “profs-étudiants = même combat = fainéants”. Sans oublier le “ils nous empêche d’aller travailler !” ou bien “dès qu’il y a une réforme en France, de toute manière c’est la grève assurée !”. Je m’interroge, sur ce que savent vraiment ces gens, des informations données par la presse, sur la validité des revendications des profs, sur la grève en France en général…
Un commentaire parlait du fait qu’il n’y a jamais autant eu de corporation de métier aussi unis dans la grève, et c’est vrai que ça donne un peu cette impression. Cette tendance à revendiquer plus nos avoirs quand dans d’autres pays est-il dû à notre passé de révolutionnaire, ou bien est-ce dû au fait qu’en France, l’habitude à été prise de passer des réformes sans consulter les gens qui travaillent sur le terrain ?
J’entendais un monsieur (ayant un statut qui lui apporte validité, mais je ne me souvient plus lequel c’était) qui disait que dans les pays Scandinaves, il y avait peu de manifestations, mais parce que le gouvernement discutait énormément avec les syndicats, il y avait un dialogue et non pas un rapport de force.

Bref, je m’interroge… Si la psycho m’a apprit quelque chose, c’est qu’il est très facile de manipuler les opinions en jouant sur pleins de facteurs. De là, il devient dur de pouvoir se faire une opinion à partir d’une source qui n’a pas déjà été manipulée ou biaisée.

Ce qui me fait peur aussi, c’est de voir le comportement de la presse, qui relaye des infos erronées ou à la va-vite, voir ne relaye rien du tout, alors qu’une menace de boycott d’examen, ça n’est pas rien quand même. Ils posent l’image d’une énième manifestation stérile du milieu estudiantin alors que c’est la question de l’indépendance de la recherche qui se pose parmi les revendications (je ne sais pas si vous vous souvenez de ce projet de loi pour détecter la délinquance infantile ? Et bien, projetez-vous dans une recherche qui n’est pas indépendante et voyez ce que ce projet de loi aurait pu donner…)


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Au fur et à mesure de ma réflexion, il est a noter que j’ai pu mettre en application mes cours de sociale sur moi : je ne m’identifie pas fortement à mon groupe (les étudiants/l’université) pourtant, lorsque je vais manifester en dilettante et que j’entends les passants gueuler sur les manifestants, je ressent un besoin interne de justifier plus fortement ma position d’étudiante pour être cohérente avec moi-même. (faudra que je vous fasse un petit article sur les groupes, c’est très intéressant, et  vous vous marrerez encore plus en regardant Koh-Lanta !)

Tout ça pour dire que la semaine prochaine, si les grèves et les manifestations doivent être maintenues, je retournerai manifester en dilettante, parce que je sais pas pourquoi, mais j’ai plus confiance en mes profs qui nous parlent de leur conditions de travail qu’en un gouvernement qui veut passer des réformes sans consulter les gens de terrain, et parce que je ne perçois pas ça comme un combat de gauchos, mais comme un revendication qui unit tous les bords...

02 mars 2009

Non merci !

Ça vous est sûrement arrivé de vous promener en ville et de tomber sur des gens qui distribuent des tracts, des bibles, font une récolte de don pour l’humanitaire, font signer une pétition, ou bien font des sondages. C’est un peu chiant, car vous ne savez pas comment les éviter. Et bien je vais vous donner quelques techniques pour traverser le banc de parasites sans vous faire avoir.

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- Les tracts/bibles -


La technique du ninja
Elle consiste à vous faufiler derrière des gens, les coller suffisamment près pour que ce soit à eux qu’on donne le tract, le temps que les distributeur de tract en prennent un autre à vous donner, vous les avez déjà dépassé !
Bon, il faut être quand même bien agile, car ils s’étalent souvent sur plusieurs dizaines de mètres, se placent à droite comme à gauche, donc il ne faut pas hésiter à changer de “lièvre” (celui qui est devant vous) pour bien les éviter. (et marcher vite est vivement conseillé pour traverser le banc le plus rapidement possible)

La technique de l’aimable
Tout simplement préparer un “non merci” et un sourire au moment où vous passez, sans vous arrêter. En général, ces pauvres bougres passent beaucoup de temps dehors, alors une parole polie et avec un sourire, c’est quand même mieux que l’ignorance. Bon, ça dépend de votre humeur du jour et de qui distribue des tracts, je vous l’accorde.

La technique de l’homme invisible
Celle-ci, c’est quand vous n’êtes pas de bonne humeur. Vous tracez votre route coûte que coûte, et articuler un mot ou étirer vos zygomatique demanderait trop d’effort, alors vous faites comme s’ils n’étaient pas là.

Il y a la variante de la discussion entre amis qui vous accapare tellement que vous ne voyez pas les gens qui vous entourent. Un débat animé sur le menu du resto U suffira à faire croire que prendre un tract vous obligera à interrompre votre débat, pas besoin d’avoir un sujet super profond (on vous demande pas d’être crédibles non plus !)

La technique de la vanne
Pour ceux qui distribuent des bibles, vous aurez sans doute remarqué qu’ils ne manquent pas d’arguments à vous dire, même si vous avez pratiqué les techniques précédentes L’ignorance est leur fond de commerce, ils sont extrêmement mieux organisés niveau placement que les petits étudiants syndiqués (ils se placent deux par deux, ce qui permet de recharger extrêmement vite pour tendre une bible) et ne manquent pas d’aplomb (ils tenteront de convaincre les plus réticents, même ceux qui leur répondent qu’ils sont musulmans, rien ne les arrêtent !).

Deux options : soit vous faites votre tête de mal aimable et ne répondez pas à leurs “arguments” quoiqu’il arrive, soit vous rentrez dans leur jeu et vous leur coupez la chique. Ainsi, si vous avez du répondant, ça peut être amusant (“ah non merci, mais c’est contre ma religion ça !”). Quoiqu’il arrive, ne réduisez jamais la cadence de marche !! Ils vous sauteraient dessus autrement.



- Les œuvres caritatives -


Les techniques citées ci-dessus marchent bien, mais il arrive parfois qu’un gars de l’Unicef ou de la lutte contre le cancer/sida vous alpague malgré tout.
Qu’on soit bien d’accord, ceux là n’ont pour but que de vous poussez au don, pas à répondre à quelques questions. Dans mon cas, je n’ai pas de salaire fixe, donc je ne peux me permettre de leur dire oui pour le don (car ils retirent mensuellement une somme de votre compte bancaire).

J’ai du mettre en place certaines techniques après m’être fait avoir une fois :

Soit je leur dit “ désolée, je suis en retard !” avec un sourire (oui, c’est souvent un gros mensonge, mais comme je marche toujours vite, que je sois en retard ou non, on voit pas la différence)
Soit je leur dit que j’ai déjà donné la dernière fois qu’ils sont venus (ils viennent très souvent, donc là aussi c’est plausible) et toujours avec le sourire.
Soit je leur dit avec un sourire qu’ils sont déjà venus sur ma fac lorsqu’on est en ville (et là aussi, ils lâchent très vite prise puisque les fac sont leur premier lieu de démarchage). Notez bien que je ne spécifie pas avoir donné, et pourtant ils n’insistent pas, preuve que ça suggère suffisamment.


   

- La pétition -


Pareil que pour les autres, toutes les techniques citées précédemment marchent. Mais il arrive parfois que vous ne soyez pas seul, et que les personnes qui vous accompagne n’aient pas encore acquis ces techniques, ainsi ils se font alpaguer, tout comme vous du coup. On vous demande de signer une pétition pour une cause qui ne vous concerne pas plus que ça. Et bien faites attention à l’effet de groupe, car si les autres signent, vous allez vous sentir obligés de faire pareil sous peine de vous sentir quelque peu déviant/sans cœur/ insensible (Quoi ? Ah, ça n’arrive qu’à moi parce que je suis trop gentille ? Ah, bon… Au temps pour moi !). Toutefois, si ça arrive, évitez de laisser trop de données vous concernant, voir laissez de fausses cordonnées (surtout dans le cas où c’est un peu “arraché” car ceux qui emploient ces méthodes n’ont pas forcément de justes causes… Ce serai dommage d’y être alors associé !)
 
         
   

- Les sondages -

Ceux là, je ne leur refusent pas un peu de mon temps si je ne suis pas pressée, car je me suis retrouvée dans leur situation et le serai encore à nouveau pour faire passer nos expériences. Je sais quelle galère c’est que de faire arrêter les gens pour qu’ils veulent bien répondre à vos questions (qui généralement ne sont pas très intrusives et ne prennent pas trop de temps en plus de ça).
Donc si vous tombez sur un de ceux là, et que vous avez un peu de temps devant vous, s’il-vous-plaît, arrêtez vous et répondez à ses questions, il s’agira peut-être d’un pauvre petit étudiant de psycho qui a une centaine de ces questionnaires à faire passer en quelques semaines seulement ;)

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22 février 2009

Graphisme

L'autre jour, je suis allée m'acheter une tablette graphique. Me demandez pas pourquoi, ça fait un moment que j'en avais envie, que je lorgnais dessus, et parce que les quelques trucs que je fait sous Photoshop, ça trouve vite ses limite avec le pad ou la souris. Et puis parce que j'avais envie de me faire plaisirs aussi.

Au début, j'ai eu un peu de mal : la tablette représentant l'écran, fallait que je bouge le poignet plus qu'avec le souris ou le pad, trop dur ! Mais après quelques jours, je pense que ça va mieux. Ainsi, je peux à loisirs faire des dessins sur mes sujets favoris et vous les poster ici (aller, montrez-que vous êtes contents de voir des chwal partout sur ce blog !)


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21 février 2009

Je veux !

Je veux une faluche, objet estudiantin par excellence, véritable carte de visite de notre cursus et signe de ralliement dans la fête. Je n'en ai pas croisé à Paris X, et vu le peu d'activité dans cette fac à la ramasse, j'en déduis qu'il n'y en a tout simplement pas. Dommage, j'aurais bien porté ma faluche avec son ruban en satin jaune pour signifier que j'appartiens à la corporation de psycho, avec mes étoiles d'années réussies, et mon chameaux à l'envers pour dire que je suis célibataire. C'est dommage que cet esprit ne fasse partie que de certaines fac, et que de certaines filières...

faluche

Je veux aussi ma "commencement ceremony" pour pouvoir porter cette toque qui donne à la fois l'air con et sérieux, et cette longue tunique sous laquelle tu peux venir à poil si l'envie t'en prend. Je veux pouvoir aller récupérer mon diplôme dans une cérémonie fastueuse et non pas dans un bureau minable d'un immeuble construit en 70 avec les murs et le mobilier qui vont avec, et avec la secrétaire pas aimable qui te sort un "félicitations" vraiment pas enjoué... Je veux pouvoir jeter en l'air ma toque, avec tous les étudiants de la fac pour m'enivrer de cet élan de joie d'avoir fini ses études. Je veux pouvoir poser en photo avec mes parents, dans cette tenue, et mettre la photo dans un joli cadre que j'accrocherai partout où j'habiterai. Et ma famille aura bien sûr un double, ce qui fait qu'on verra tous les petits enfants déguisés comme ça sur les photos de chez mes grand-parents. Les gens seront admiratifs devant cet apparat.



Ceremony


Je veux aussi ma "senior prom", où j'irai avec un copain homo, on jouera le couple d'hétéro, on se marrera bien. Je mettrais une robe pour une fois (oulala, que ça me coûte d'écrire ça !), je serais super bien coiffée, et mon cavalier aura la classe internationale avec son super smoking. On dansera comme pas permis, en compagnie de gens qu'on a croisé et qu'on a jamais vu dans de telles tenues. Tout le monde sera beau, magnifique, et brillant. Tout le monde arborera son sourire Colgate.
A la fin, ce sera les élections de la "Prom Queen" et du "Prom King", ce sera émouvant.


Prom_king_and_queen

Mouais... En bref, j'en ai marre de l'université anonyme et sans âme à la Française, je veux une université à l'Anglo-Saxonne, où t'es fière de porter un t-shirt de ta fac, ou un pull 10 ans après (pour dire, je ne connais même pas les couleurs de ma fac, si tant est qu'elle en ait !). Où tu veux que tes enfants aillent, parce que c'est la tradition familiale que de passer par cette université.
En France, c'est plutôt "syndicats" et compagnie", on se vante d'avoir fait partie de tel combat (
"J'ai fait 68" "J'étais au CPE"...). Le glamour à la Française quoi...


Pourtant, ya pas à dire, ça claquerai de porter un truc avec ça dessus :


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20 février 2009

L'OVNI du mois

Ça faisait un petit moment que je n’avais pas eu d’OVNI musical. En passant à la FNAC l’autre jour, je l’ai acheté mon OVNI, pour vous dire que je l’ai apprécié !
Il a un nom de cigarette, mais Charlie Winston m’a surtout charmée par sa rythmique et ses refrains entraînants.




C’est frais, c’est authentique (beaucoup de guitare sèche et de piano), c’est décomplexé, c’est simple.
Il alterne chansons rythmées avec chansons posées.

C’est tellement un OVNI, que j’ai du mal à dire à quel artiste il me fait penser. Par certains côté, c’est Norah Jones au masculin (
Bon, Nora Jones qui chante avec le Peter Malick Band hein, pas la Norah Jones jazz doux...), pour l’univers qu’il met autour de lui, pour la simplicité de voix.
Et puis parfois, c’est un peu au premier album de Travis que ça me fait penser.

Beaucoup d’accords semblent provenir de morceaux connus, ainsi, dans une chanson, on aura l’impression d’entendre “alerte à malibu” mixé avec une chanson du film “Fucking Amal”. Ecoutez d'abord ces deux chansons avant de passer à celle de Charlie Winston pour voir.
Dans la première on retiendra le piano, et dans la deuxième, le riff de guitare.





 

 


Et comme je suis une fille sympa, je vous met la pochette pour que ça soit le premier truc que vous repériez lorsque vous vous baladerez rayon CD.

   

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16 février 2009

Tain la blonde quoi !

Oh oui, celui-là, combien de fois l’ai-je entendu et dit moi-même !
Je dit “celui-là” car il s’agit d’un stéréotype. Oui, exactement, celui de la blonde bien foutue, mais pas du cerveau (dame nature est parfois cruelle hein !).

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que je me fais chier chez moi, mes cours n’ayant toujours pas repris (et vu l’état actuel des choses, c’est parti pour 15 jours), et que ça faisait longtemps que je nous avait pas fait une petite vulgarisation de psycho !

On disait donc le stéréotype...Oui, et bien figurez-vous que tout le monde en fait, et plusieurs fois par jours. Car à moins de se taper en boucle du Derrick (paix à son âme) comme un légume, vous pensez plusieurs fois par jours (si si, je veux croire en vos capacités !) et qui dit pensée, dit stéréotype.

C’est tout con, vous allez voir :

Pour percevoir le monde et le garder en mémoire, nous sommes obligés de créer des catégories. Et dans ces catégories, des sous-catégories plus précises, etc...
Chaque catégories possède une sorte de définition, des critères qui la distingue.

Exemple : la catégorie des animaux : tout ce qui n’est pas doué de la parole et du rire (n’est-il pas la propre de l’homme après tout ?), mais parfois, certains Homo Sapiens Sapiens peuvent en faire partie (là, on touche au côté symbolique de la catégorie)

Enfin bref, comme notre corps capte une multitude de choses, mais que notre cerveau est une feignasse, il fait un traitement superficiel de son environnement. Ce qui se traduit forcément par une construction elle-même superficielle des dites catégories.

Exemple again : vous vous baladez dans une prairie. Vous regardez l’herbe. Votre cerveau va catégoriser l’herbe comme un élément unique ("herbe, point barre !"), et non pas comme une somme d’élément ayant chacun un trait particulier : un brin d’herbe vert et grand + un brin d’herbe vert et petit, etc… Vous en conviendrez, si notre cerveau faisait ça, pour le coup, c’est nous qui ressemblerions à Derrick (paix à son âme). Il est donc obligé de rester vague et général.

Aaaah, “général”, ça y est, le mot est lâché ! Ben oui, parce qu’un stéréotype, qu’est-ce donc au fond ? Et bien une généralité, oui oui, tout à fait !
Admettons, vous avez rencontré une personne, c’est une femme, blonde, d’un milieu social bourgeois et courtière en bourse (je vous laisse imaginez la pensée que ce métier, pratiqué par une femme, m’évoque). Elle est très drôle, elle vous dit que son métier est fatiguant et stressant, mais qu’elle gagne bien sa vie.
Vous avez donc créé des catégories sur des critères comme son genre, son appartenance sociale, son métier, sa couleur de cheveux, etc.
Mais le problème, c’est qu’il n’y a qu’une personne dans ces catégorie pour l’instant, cette femme. C’est pas grave, vous définissez quand même, car ça va vous aider à retenir les informations pertinentes qu’elle vous a fournit : les blondes sont drôles ; les gens du milieu de la finance sont stressés ; les bourgeois gagnent bien leur vie grâce à des métiers peu accessibles (pas plombier par exemple).

Et bien que va-t-il se passer la prochaine fois qu’on va vous présenter une autre femme blonde ? Tout simplement, vous aller ressortir les informations de ces catégories et vous en servir comme base, car c’est plus rapide pour notre cerveau, et ça lui procure un confort (que d’être dans l’inconnu en attendant l’information nouvelle, est inconfortable pour lui): c’est faire un stéréotype, ou bien une généralité (considérer que les femmes blondes sont toutes drôles, etc.)

Mais en soi, ça n’est pas grave ce genre de choses (de toute manière, vous n’avez pas le choix, ça se fait à votre insu la plupart du temps) puisque lorsque vous rencontrez d’autres personnes censées appartenir à ces catégories, mais avec des définitions autres, vous affinez, vous créez des sous-catégories.

Là où ça devient grave, c’est lorsqu’en ayant affiné, vous persistez de croire qu’il ne s’agit là que d’exceptions : on tombe alors dans les extrêmes que peuvent entraîner la généralisation systématique. On peut alors en venir à avoir des préjugés (juger négativement une personne juste parce qu’elle appartient à une catégorie) et faire de la discrimination (mettre en application le préjugé, donc exclure la personne du fait de son appartenance à cette catégorie).

A noter toutefois qu’il y a des stéréotypes sur ce qui vient d’être dit :
- On peut tout à fait discriminer sans avoir de préjugés (si votre employeur vous force à ne recruter que des jeunes, vous discriminerez les vieux, sans pour autant adhérer au préjugé sur les vieux)
- On peut avoir des stéréotypes positifs (ou neutre) : les Suédois sont tous blonds aux yeux bleus.


Donc la prochaine personne qui vous dit “Meuuh non ! Moi je n’ai surtout pas de stéréotypes !” vous pourrez lui répondre assurément que c’est un menteur, et de surcroît, un hypocrite.


* Laeti ou comment briller dans vos dîner avec des conversations qui tuent*

10 février 2009

Mieux vaut bonne attente que mauvaise hâte

Oui, dans un sens, ça n'est pas faux. Ne pas se précipiter, prendre son temps, j’adhère. Sauf que quand il y a attente ET mauvaise hâte, c’est plus le même son de cloche forcément.
Et oui, les deux sont possible, lorsque cela se prolonge sur une durée suffisamment longue pour le constater. Petite cas pratique ? Ok.

Aujourd’hui, rentrée de second semestre, une grève des profs à été votée, ils font une grève active. Ce type de grève est assez intelligent et mature, car les professeurs viennent quand même au cours, ne serait-ce que pour prévenir qu’ils ne feront pas cours et pourquoi (c’est le minimum syndical niveau respect, et ils l’appliquent tous à 98%, donc merci à eux). Certains restent sur la durée du cours, et parlent de leur statut d'enseignants-chercheur et décryptent les motifs de la grève avec les étudiants. Il ne font pas le cours prévu, mais sont là. Là aussi c’est un respect pour les étudiants qui se sont déplacés.
Et d’autres encore parlent de faire l’amphi prévu, mais de parler de la grève de manière psychologisée : ou comment rendre la grève pédagogique et ludique.

Là, on est dans l’attente, parce que le mouvement ne va pas s’arrêter comme ça d’après ce qui se dit, et surtout, parce que les syndicats étudiants s’en mêlent. Sous couvert de soutenir les enseignants-chercheurs (et futurs chercheurs qu’ils pourraient être…) ils en profitent pour rejouer la troisième mi-temps de la LRU et pleins d’autres causes quasi sans rapport (tellement sans rapport qu’on pourrait ironiser, sans trop grossir le trait, qu’ils seraient capables de voter une motion pour/contre la tempête…). Le mot blocage n’a pas encore été prononcé, mais il est dans toutes les pensées, de ceux qui le redoute comme de ceux qui l’affectionne.

Bref, ceci est l’attente. Maintenant, la mauvaise hâte, ça va être quand tout ce petit monde va cesser le mouvement sans avoir eu satisfaction, et que ce sera la merde pour les partiels où on sera noté sur une moitié d’année (ou sur une biblio pour les plus pervers, si tant est qu’on nous en donne une un jour). Qu’on ne se méprennent pas : les enseignants-chercheurs font beaucoup plus sérieux dans leur revendications que les étudiants, et ils me sont sympathiques (surtout qu’en parcourant leur revendication, ça peut se tenir), c’est juste que cette année, j’avais une sacrée motivation, et que ça me frustre de trépigner chez moi sans avoir ne serait-ce qu’une fiche à faire, ou une biblio à lire…

J’aime tellement ce que je fais que les vacances me font presque chier, et quand il s’agit de vacances forcées en tout début de semestre, je tourne en rond chez moi, frustrée de ne pas apprendre...

....

Putain, je pensais pas dire ça un jour !

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Aller, petit insolite cadeau, trouvée en cherchant mon programme télé de ce soir :

          

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Un peu trop musclée à mon goût la Carole Rousseau...

Posté par Troisalias à 14:56 - Politique et assimilés - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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