28 octobre 2009
MAJ
Pas beaucoup de mise à jour ces derniers temps !
Au programme de ces dernières semaines : vacances trop rapides, boulot d'été, rentrée avec l'administration qui pue l'inefficacité (encore et toujours, je sais pas pourquoi je m'en étonne à chaque fois...) et la recherche de stage (trouvé le lendemain de l'envoi de mes CV et lettres de motive). J'apprends désormais que la promiscuité des opens space n'est pas toujours une bonne chose quand certaines choses doivent rester privées ou dans la discrétion d'ordre professionnel... Mais bon, bosser dans un cabinet de recrutement a aussi des bons côtés, notamment quand après avoir vu une centaine de CV, on trouve quelques perles rares qui font bien rire !
Il ne reste plus qu'à trouver le sujet de mémoire avec mon binôme, et tout sera lancé (on a bien trouvé des thèmes, mais quand le maître de stage se barre 2 semaines de suite en colloque à Poitier, ne répond pas à votre demande, mais inonde les boîte mails de la promo avec des prospectus concernant le fameux colloque auquel on ne pourra vraisemblablement pas aller, c'est de mauvaise augure pour le suivi du mémoire...).
Bref, la vie palpipante d'une étudiante en somme, qui aimerait bien faire comme sa boule de poil, dormir bien au chaud et ne penser à rien :
17 juillet 2009
Hourra !
Oui, je sais, deux posts en une journée, j'abuse un peu.
Mais il fallait que je partage tout de même une bonne nouvelle avec vous. Ce lundi 13, j'ai eu mes résultats de licence : je l'ai obtenue avec mention assez bien ! On peut dire que le 13 m'a porté bonheur sur ce coup, car non seulement j'obtiens le passeport pour l'année suivante (le master donc), mais j'obtiens aussi la mention que je visais, et en plus, je cartonne dans le bloc de psychologie du travail, la discipline dans laquelle je compte me spécialiser.
Cette Licence à un goût assez particulier pour moi : je deviens ainsi l'une des plus diplômée de ma famille (ma mère à repris ses études sur le tard et en a obtenu une aussi), mais cette mention, première accessible, est la première que j'ai. Jamais je n'ai passé un examen ou une année, ou même un trimestre en ayant une mention autre qu'un avertissement de travail ou rien du tout. Cette réussite me prouve que je suis capable de renouveler l'exploit du bac en une fois, moi qui suis passée par un gros échec scolaire, et quelles que soient les conditions de l'année (je n'ai pas eu beaucoup de semaine de cours à cause de la grève des enseignants chercheurs). Aujourd'hui, je ne regrette pas que ma famille, mes amis et mes collègues m'aient poussée dans cette voie et surtout, je remercie le soutien qu'ils m'ont prodigué (et qu'ils me prodigueront encore, j'en suis sûre !).
Show me !
Dans ce monde de consommation, où l’on est prêt à sacrifier la qualité et l'accueil pour en avoir plus et moins cher, un concept émerge depuis quelque temps : l’intimité. Vous avez sans doute entendu parlé d’un ami qui va voir un artiste en “showcase”, ou bien d’une amie qui a acheté sa lingerie en “showroom”. Et bien voilà, on y est. Il s’agit d’un concept où l’intimité est le maître mot : consommer, mais en groupe (très) restreint, et si possible développer le contact avec le créateur au maximum.
Pour certaines grandes marques, il s’agit tout simplement d’offrir la possibilité au client de voir le produit (canapés, literie, etc.) dans un espace dédié. Mais le concept est devenu beaucoup plus intimiste, et maintenant, les petits créateurs l’utilisent pour apposer une marque de fabrique : être au plus près du client et lui offrir un service personnalisé.
C’est donc par le biais d’Ariane et Alexis que j’ai testé mon premier showroom. C’est ainsi que nous avons rejoins un petit groupe pour un showroom organisé par Clémence Vallot, la créatrice des bijoux Murmure (site accessible en cliquant sur l'image, ou dans les liens).
Clémence nous accueille donc chaleureusement chez elle, près de l’école militaire, pour une démonstration-apéro. Sur la table basse du salon, de quoi grignoter et se servir un verre, tandis qu’elle s’affaire à ajuster des collier pour une jeune cliente. Entre deux mailles à serrer, elle nous propose de regarder sa collection, sur son étagère et au mur. Une mise en scène digne des plus chic bijouterie : collier accroché avec style dans un présentoir de velours, le tout entouré d’un cadre en bois. Le ton est donné : on assiste à une réelle exposition. Clémence nous donne alors carte blanche pour essayer les bijoux à notre guise, insistant même, car “il faut se rendre compte de ce que ça donne en le portant !”. Nous nous fîmes un peu priées, puis nous essayons quelques colliers. L’ambiance est bon enfant, on essaye les colliers, on se photographie avec, on parle de tout et de rien pendant que Clémence finit d’ajuster le collier de la jeune fille.
Une fois fini, Clémence nous parle alors de son mode de création, des matériaux qu’elle utilise. Elle ne pousse pas à la vente, ce qu’elle veut, c’est avant-tout faire découvrir la marque, et faire la connaissance de gens aussi divers que variés. Il faut dire que les
bijoux plaisent et qu’elle ne fonctionne principalement que par le
bouche-à-oreille. C’est pourquoi elle n’hésite pas à convier des gens
de divers horizons, et à se rendre très disponible. La disponibilité,
c’est d’ailleurs son maître-mot : ainsi, si entre deux heures au boulot
on souhaite passer regarder les bijoux chez elle, c’est possible, un coup de fil suffit !
Lorsque la présentation des bijoux fût finie, nous nous sommes installés dans le salon et avons discuté comme lors d’une soirée lambda. Clémence est avide de connaitre la vie de chacun d'entre nous : découvrir la vie des gens la captive, et ce, dans un but désintéressé : elle nous
confiera avoir rencontré plus de gens en ayant commencé la création de
bijoux et les showroom, qu’en étant étudiante sur Paris depuis plusieurs
années. Ainsi, entre les anecdotes de chacun, et les rigolades, l’ambiance fût fortement chaleureuse et agréable.
C’est donc un service très personnalisé : en rappelant plusieurs jours après, elle se souvenait des dimensions pour un bracelet qu’on aurait souhaité prendre, ainsi que sa composition. Car c’est ça aussi l’avantage de ce concept : il y a des modèles existants, mais on peut demander à créer son bijoux en mixant les composants. Je ne pense pas qu’on puisse faire plus personnalisé !
Si vous avez l’occasion de tester un showroom, je vous le conseille fortement. On découvre une manière de vendre qu’on ne connaissait pas jusqu’alors, on fait la connaissance de nouvelles personnes, et surtout, on passe une soirée agréable.
Peu après, j’ai failli tester le showcase (ou concert privé), en allant voir cet artiste, mais Paris étant Paris, nous n’avons jamais pu y parvenir à cause des embouteillages (merci messieurs les ministres de bloquer la circulation pour vous seul, foutant un bordel monstre, en plus des accidents de la route !). C’est bien dommage, car ayant apprécié le showroom, je ne doute pas que j’aurai apprécié cette forme de concerts intimistes !
24 juin 2009
Le merchandising imparable d’Ikéa.
Ce n’est plus à démontrer, Ikéa, il faut y aller sans sa carte bleue. Juste regarder, ne rien acheter (non, parce que Ikéa c’est tellement bien, que tu voles pas chez eux, sous peine de se voir crier “infamie !”).
Vous lancez le sujet dans n’importe quelle soirée : à moins de tomber sur le conservateur de base qui prône le rustique et l’authentique, tout le monde vous dira qu’il s’est fait “détrousser” par Ikéa au moins plusieurs fois dans sa vie !
Là où je m’en veux (oui parce que je suis comme tout le monde, et que moi aussi j’ai pleins de bougies qui sentent bon en stock énorme dans mon placard) c’est qu’étant en psychologie, j’aurai du comprendre le système simple (mais tellement efficace bordel !) d’Ikéa !
Je ne l’ai compris qu’hier soir, à une soirée. On discutait de ce magasin, en se disant que c’est bien de regarder, mais qu’en fait, il ne faudrait pas passer par le sous-sol, où les articles qui décoraient si bien la chambre de Ruth et Björg sont en libre service (car toi aussi tu peux jouer à Ruth et Björg avec Ikéa !).
Je commence alors à dire que quand tu visite les salles d’expos, tu vois tellement de choses, que tu as le temps d’oublier (surtout si tu notes rien - oui, on tente tout pour ne pas être à découvert -) ce qui te plaisait, et c’est qu’une fois que tu passe dans le rayon en libre service que tout te reviens en mémoire ! “Mais oui, bien sûr !!! Mais pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt bon sang !!!! L’a-mor-ça-ge !!!! C’était con comme bonjour !!! Ah, ils sont forts chez Ikéa !”
L’amor- quoi ? L’amorçage. Une technique de psycho vieille comme le monde. Cela consiste grossièrement à mettre dans votre mémoire une pré-réponse. Votre cerveau capte énormément de stimuli (visuel, auditif, etc.). Il en retient certains de manière inconsciente, mais pour qu’ils soient retenus de manière consciente, il faut que vous portiez votre attention dessus. Une fois que c’est fait, une trace de ce stimulus reste en mémoire, ce qui fait qu’elle est plus facilement activable par la suite.
Petit exemple concret chez Ikéa :
Vous vous promenez dans la salle d’exposition, et vous tombez en amour sur les petites tasses Sorla. Vous les regardez sous toutes les coutures, lisez le nom, mais uniquement par curiosité hein, parce que vous n'achèterez pas, vous n’avez pas de budget, même pour une petite tasse. D’ailleurs, vous êtes venu à Ikéa juste histoire de vous détendre, penser à des projets futurs, mais rien de concret.
=> Là, ça y est, vous êtes foutu ! Votre cerveau va conserver comme une sorte de fichier, contenant la couleur de la tasse, son nom, sa forme et l’émotion que vous avez ressenti lorsque vous l’avez vu. Il se peut même que ce fichier contienne aussi le contexte émotionnel de ce moment là (la pièce d’expo qui vous mettait à l’aise, que vous aimeriez bien vivre dans une maison comme ça, etc..). On appelle ça un renforcement : à l’objet s’associe tout un tas d’émotions positives, ce qui fait que ça renforcera l’envie d’avoir ces tasses.
Bon, rien n’est encore joué, vous n’êtes pas encore passé dans le rayon libre-service. Mais on sait tous que c’est un passage quasi-obligatoire ! Allons, soyez honnêtes : combien de fois vous vous êtes dit que vous alliez sortir directement après la salle d’expo, et combien de fois vous vous êtes dit que justement, ça tombe bien, votre spatule étant cassée, vous alliez en profiter pour aller en chercher une dans le libre service ?
Il faut vraiment être fiché à la Banque de France pour avoir la force de se dire que non, on ne descendra pas dans ce foutu rayon qui troue le porte-monnaie !
Et voilà, vous y êtes descendu, c’est foutu…. Ben oui, parce que même si vous ne pensez plus aux tasses, il suffit que vous passiez furtivement devant pour que toute la trace mnésique (le fichier dont on parlait plus haut) soit réactivé !! Ce qui veut dire que votre cerveau va vous rappeler à quel point vous étiez bien là-haut, que ces tasses étaient exactement parfaites avec ce décor, etc.
Ainsi, si dans la salle d’exposition, vous n’avez pas flashé sur les torchons, il y a peu de chance pour que vous vous arrêtiez devant dans le libre service, ils n’auront pas été amorcés dans votre mémoire. (Bon, Ikéa compte aussi sur le syndrome “coup de coeur”, qui fait que vous allez quand même craquer dessus parce qu’ils sont top).
L’amorçage est un processus cognitif beaucoup démontré en psychologie :
On demande à des sujets de répondre le plus vite à des questions.
Au groupe A, on va montrer une image subliminale censée servir d’amorce avant la question (Une image de bateau, avant de poser la question "Citez un moyen de transport maritime")
Au groupe B, on ne montre rien, ils n’auront pas d’amorce, mais juste la question.
Et bien les sujets du groupe A répondent beaucoup plus vite à la question que ceux du groupe B car la réponse aura été amorcée dans le cerveau, pré-activée si vous préférez.
Voilà pourquoi Ikéa met toutes les chances de son côté et qu’il ne faut y aller que lorsque vous avez un budget à dépenser, prévu pour ça uniquement (et pas l’argent de l’anniversaire de la cousine). Et non, Ikéa, on n’y va pas juste pour manger leurs-sandwichs-trop-bon-qu’on-trouve-que-là-bas, parce que là aussi vous prenez le risque de rentrer faire le tour du magasin !
03 juin 2009
SNCF : à nous de vous faire préférer le train ?
Date : le week-end de l’ascension
Lieu de départ : Paris
Lieu d’arrivée : Montélimar
Lieu de transition : Lyon
Fait #1 :
Lieu : Gare de Lyon
Moyens d’accès aux quais : escalator en panne, veuillez emprunter les escaliers.
Circonstances non-atténuantes : il marchait une heure avant (source sûre qui a eu la chance de partir une heure avant avec un TGV direct) et nous somme en plein milieu d’un premier jour de grand week-end….
Fait #2 :
Lieu : Gare de Lyon Part Dieu
Moyens d’accès aux quais : escalator en panne, veuillez emprunter les escaliers….
Circonstances non-atténuantes : visiblement, la sncf prend le problème de santé public qu’est l’obésité très au sérieux. Un jour de départ en grand week-end, ils sont sûr de toucher plus de gens comme ça.
Fait #3 :
Lieu : Lyon Part Dieu toujours.
Heure d’arrivée sur le quai : 16h10
Heure prévue du départ du TER : 16h25
Heure effective du départ du TER : 16h50
Nombre de trains passés sur la voie de départ de notre TER entre 16h25 et 16h50 : 3
Nombre de changements de quais pour rien : 2
A noter que la SNCF à un sens de l’humour peu compris des usagers, mais très cynique :
On voit notre TER qui rentre en gare, qui s’avance, qui s’avance, qui… qui s’arrête à 50 mètres de nous avec un quai bondé comme un premier jour de solde ! Obligées donc de monter sur les gens pour pouvoir grimper dans ce TER (à 50 euros la place quand même hein…) tandis que la SNCF sifflait le départ du train au bout de deux minutes à peine (avec toute une masse dehors, bien évidemment. Tant qu’à faire, c’est plus drôle de voyager le TER vide n’est-ce pas). C’est eux qui sont en retard, mais c’est à nous de nous tasser comme du bétail (et de s’asseoir sur un remboursement, car, tenez-vous bien : le TER n’ayant pas d’obligation d’horaire, il n’y a pas de remboursement possible… Et oui !)
Bref, on arrive quand même à grimper, et Ô miracle ! on trouve de quoi s'asseoir !
“La SNCF à mis deux cars à disposition de Valence pour décharger le train et éviter que les gens soient debout, veuillez les emprunter. Merci”
C’est vrai que 50€ un trajet Lyon-Valence en car, c’est pas cher… Et puis quoi encore !
Lieu de départ : Montélimar
Lieu d’arrivée : Massy-Palaiseau
Lieu de transition : Lyon
Le saviez-vous ? Pour un jour national de grève interprofessionnelle, la SNCF est la seule à faire grève la veille dès 20h, et le lendemain de la grève, voir la fin de semaine quand la grève est un mardi….
Beaucoup d’appréhension, car notre TGV doit arriver à 20h30 à Massy-Palaiseau.
Notre TGV étant à destination de Nantes, nous avosn eu le droit aux annonces suivantes :
Annonce #1 : “Mesdames et messieurs, bienvenue dans le TGV à destination de Rennes”.
Annonce #2 : “Mesdames et messieurs, bienvenue et merci d’avoir rejoint le train à destination de Rennes”
Petit Machin : “Et sinon, Rennes, tu connais ??”
Oui oui, Nantes a changé de nom, maintenant, ça s’appelle Rennes... Aller, comme c’est plus pratique et que ça évite la confusion, on a qu’à dire que toutes les villes s’appellent Rennes désormais !
A se demander si à la SNCF :
a) Ils prennent de la drogue
b) Ils sont nuls en géographie
c) Ils sont fatigués à force de faire grève
d) Réponses a, b et c.
Fort heureusement, ces malheurs ferroviaires ne nous ont pas empêchées de passer un loooooong et très bon week-end sous le soleil (très chaud) du Sud. On a profité :
De la verdure et des 60 ha d’exploitation de Bopapa

Des animaux
(pleins de brebis et d'agneaux, 4 chats, 2 chatons, 2 chiens, 1 âne, des sangliers, 1 loup, entre autres)
Et en particulier de notre future peluche
13 avril 2009
Géant Vert
(A qui de droit)
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J’ai bien compris, vous préférez que je vous parle de ma mère et de ses conneries, ça vous fait marrer ! Soit. Je vais donc lui créer une catégorie rien que pour elle, elle va être toute contente (d’ailleurs, ça reste entre nous, mais ma mère prend vachement le melon depuis que je parle d’elle sur mon blog…. J’en viens même à me demander si elle fait pas tout ça exprès !)
Il fallait que je vous parle d’une tradition familiale, initiée par ma mère, et surtout, entretenue par elle : le meurtre de plantes. Le principe ? Tuer une plante en un temps record en la noyant si possible, mais d’autres formes d’assassinat sont acceptées tout de même.
Tout a commencé un 17 septembre 2001, jour d’anniversaire de ma mère. Avec mes quelques sou, je part lui acheter un cadeau, et je mise sur le Ficus Benjamina. La vendeuse me dit d’éviter les courants d’airs, et de ne pas trop l’enfumer et il ira très bien.
Il a fait son bonhomme de chemin celui-ci, faut dire que ma mère l’a tué à petit feu à coup d’engrais, c’était plutôt lent comme mort…. Il a quand même eu le mérite de durer plusieurs années, d’autres n’ont pas eu cette chance !
Ainsi, Norbert 1er est décédé après quelques années. La maison se retrouvant sans plante, et un autre anniversaire se profilant, je décide de racheter une plante pour l’anniversaire de ma mère. J’opte donc pour un magnifique Pachira Aquatica au détour d’une allée à Ikéa. Nous ramenons donc Norbert II chez nous, assez difficilement d’ailleurs car il s’était bien épanoui chez Ikéa le bougre !
Le pauvre, il a dû longtemps regretter d’avoir eu la feuille plus verte que ses copains… Ma mère l’a sournoisement asséché et il n’aura duré qu’un an presque jours pour jours.
L’année suivante, il se trouve que ma ville organisait un salon floral. J’y fait un petit tour et tombe sur le frangipanier, Norbert III.
Merveilleux ! Une plante qui pousse dans le désert, pas besoin de mettre d’eau, idéal donc pour ma mère qui oublie toujours. Sauf que cette fois-ci, elle s’est rattrapé de ses mauvaises action sur Norbert II et a honteusement noyé une plante qui pousse dans le sable ! Pour l’anecdote, ma mère est maître-nageur, enfin, jdisçajdisrien quoi….
Bref, les plantes chez nous, ça va, ça vient ! Avec l’arrivée de Bopapa, on arrosait jusqu’à trois fois plus les plantes, donc triple noyade (genre meurtre collectif).
Heureusement, Bopapa a décrété qu’il s’occuperait seul de la plante majestueuse (genre palmier) qui trône dans le salon, et il a bien fait, désormais nous avons enfin une plante épanouie !
* Les photos des Frangipaniers ont été prises sur ce site. N'hésitez pas à aller y faire un tour, il y a pleins d'autres photos absolument magnifiques, et vous pourrez aussi en apprendre un peu plus sur les frangipaniers*
06 mars 2009
"Pécresse, Régresse !"©
Hier, je suis allée manifester auprès des enseignants chercheurs. C’était ma première manif, j’étais toute émue ! Le titre de ce post est d'ailleurs l'un des slogans qu'on pouvait y entendre.
Je ne ne sais pas si les enseignants chercheurs ont totalement raison dans leurs revendications, mais ce que je vois, c’est que ça fait un mois que je n’ai eu aucun cours, zéro, rien, nada ! Donc entre rester chez moi à rien faire, ou aller les soutenir (histoire de grossir les rangs pour faire un peu plus peur au gouvernement) mon choix a été vite prit.
Bon, on est militant ou on ne l’est pas : le cortège partait de Denfert-Rochereau et allait jusqu’aux Invalides. Nous, on l’a récupéré à la moitié du chemin, à Montparnasse, après avoir bu un verre pendant deux heures. Le début de cortège dans la foule compacte, non merci !
Ensuite, on a remonté le cortège pour trouver ceux de Paris X, au passage on en croisait qui était super animé, avec des percu et tout. On voulait les rejoindre, mais notre côté “j’appartient à telle fac” à reprit le dessus. En fait, on s’attendait surtout à voir pas mal de monde de notre fac. Tu parles ! 4 banderoles qui se battaient en duel et des voix plus qu’essoufflées !
On a retrouvé Pétrushka, qui avait l’air ravie de nous voir : on espère secrètement qu’elle nous mettra des points en plus pour notre partiel, et je croise les doigts pour qu’elle ne m’en mette pas moins que les autres parce qu’elle m’a vu danser et chanter comme une casserole derrière la sono de la CGT. Ben oui, parce que l’ambiance était tellement morte (chacun se parlait dans son coin, pas de slogans criés…) qu’il nous a fallu nous coller à la voiture de la CGT pour avoir un semblant d’ambiance (très Disco la playlist de la CGT d’ailleurs).
C’était une manif calme, bon enfant, et pour une première, l’idéal.
Et on a fini par une petit balade dans Paris, avec un coucher de soleil plus qu'agréable, je regrette pas d'avoir fait quelques petits détour pour faire une partie "tourisme".
Maintenant, je cherche dans les médias quelques infos, et c’est incroyable de voir que ça passe inaperçu ! Ce que les médias ne disent absolument pas, c’est que si les syndicats d’enseignants-chercheurs n’obtiennent pas satisfaction, ils ne participeront pas à l’élaboration des sujets de partiels, ni aucun jury. Ça ne vous parle pas ? Et bien déjà, ça signifie que toute l’université va stagner à la même année puisqu’il n’y aura pas de partiel (en gros, mon premier semestre je l’aurai dans le cul). Ensuite, il faut savoir que pour n’importe quel jury du baccalauréat, il y a un enseignant-chercheurs qui préside, donc s’ils boycottent, ça signifie qu’il n’y aura pas d’épreuves de Bac, ni de Capes. Là, je crois que l’argument de pression est assez convaincant...
Je m’amuse à regarder les commentaires des gens sur les articles de presse en ligne, et tous ont le même discours : “profs-étudiants = même combat = fainéants”. Sans oublier le “ils nous empêche d’aller travailler !” ou bien “dès qu’il y a une réforme en France, de toute manière c’est la grève assurée !”. Je m’interroge, sur ce que savent vraiment ces gens, des informations données par la presse, sur la validité des revendications des profs, sur la grève en France en général…
Un commentaire parlait du fait qu’il n’y a jamais autant eu de corporation de métier aussi unis dans la grève, et c’est vrai que ça donne un peu cette impression. Cette tendance à revendiquer plus nos avoirs quand dans d’autres pays est-il dû à notre passé de révolutionnaire, ou bien est-ce dû au fait qu’en France, l’habitude à été prise de passer des réformes sans consulter les gens qui travaillent sur le terrain ?
J’entendais un monsieur (ayant un statut qui lui apporte validité, mais je ne me souvient plus lequel c’était) qui disait que dans les pays Scandinaves, il y avait peu de manifestations, mais parce que le gouvernement discutait énormément avec les syndicats, il y avait un dialogue et non pas un rapport de force.
Bref, je m’interroge… Si la psycho m’a apprit quelque chose, c’est qu’il est très facile de manipuler les opinions en jouant sur pleins de facteurs. De là, il devient dur de pouvoir se faire une opinion à partir d’une source qui n’a pas déjà été manipulée ou biaisée.
Ce qui me fait peur aussi, c’est de voir le comportement de la presse, qui relaye des infos erronées ou à la va-vite, voir ne relaye rien du tout, alors qu’une menace de boycott d’examen, ça n’est pas rien quand même. Ils posent l’image d’une énième manifestation stérile du milieu estudiantin alors que c’est la question de l’indépendance de la recherche qui se pose parmi les revendications (je ne sais pas si vous vous souvenez de ce projet de loi pour détecter la délinquance infantile ? Et bien, projetez-vous dans une recherche qui n’est pas indépendante et voyez ce que ce projet de loi aurait pu donner…)
Au fur et à mesure de ma réflexion, il est a noter que j’ai pu mettre en application mes cours de sociale sur moi : je ne m’identifie pas fortement à mon groupe (les étudiants/l’université) pourtant, lorsque je vais manifester en dilettante et que j’entends les passants gueuler sur les manifestants, je ressent un besoin interne de justifier plus fortement ma position d’étudiante pour être cohérente avec moi-même. (faudra que je vous fasse un petit article sur les groupes, c’est très intéressant, et vous vous marrerez encore plus en regardant Koh-Lanta !)
Tout ça pour dire que la semaine prochaine, si les grèves et les manifestations doivent être maintenues, je retournerai manifester en dilettante, parce que je sais pas pourquoi, mais j’ai plus confiance en mes profs qui nous parlent de leur conditions de travail qu’en un gouvernement qui veut passer des réformes sans consulter les gens de terrain, et parce que je ne perçois pas ça comme un combat de gauchos, mais comme un revendication qui unit tous les bords...
02 mars 2009
Non merci !
Ça vous est sûrement arrivé de vous promener en ville et de tomber sur des gens qui distribuent des tracts, des bibles, font une récolte de don pour l’humanitaire, font signer une pétition, ou bien font des sondages. C’est un peu chiant, car vous ne savez pas comment les éviter. Et bien je vais vous donner quelques techniques pour traverser le banc de parasites sans vous faire avoir.
- Les tracts/bibles -
La technique du ninja
Elle consiste à vous faufiler derrière des gens, les coller suffisamment près pour que ce soit à eux qu’on donne le tract, le temps que les distributeur de tract en prennent un autre à vous donner, vous les avez déjà dépassé !
Bon, il faut être quand même bien agile, car ils s’étalent souvent sur plusieurs dizaines de mètres, se placent à droite comme à gauche, donc il ne faut pas hésiter à changer de “lièvre” (celui qui est devant vous) pour bien les éviter. (et marcher vite est vivement conseillé pour traverser le banc le plus rapidement possible)
La technique de l’aimable
Tout simplement préparer un “non merci” et un sourire au moment où vous passez, sans vous arrêter. En général, ces pauvres bougres passent beaucoup de temps dehors, alors une parole polie et avec un sourire, c’est quand même mieux que l’ignorance. Bon, ça dépend de votre humeur du jour et de qui distribue des tracts, je vous l’accorde.
La technique de l’homme invisible
Celle-ci, c’est quand vous n’êtes pas de bonne humeur. Vous tracez votre route coûte que coûte, et articuler un mot ou étirer vos zygomatique demanderait trop d’effort, alors vous faites comme s’ils n’étaient pas là.
Il y a la variante de la discussion entre amis qui vous accapare tellement que vous ne voyez pas les gens qui vous entourent. Un débat animé sur le menu du resto U suffira à faire croire que prendre un tract vous obligera à interrompre votre débat, pas besoin d’avoir un sujet super profond (on vous demande pas d’être crédibles non plus !)
La technique de la vanne
Pour ceux qui distribuent des bibles, vous aurez sans doute remarqué qu’ils ne manquent pas d’arguments à vous dire, même si vous avez pratiqué les techniques précédentes L’ignorance est leur fond de commerce, ils sont extrêmement mieux organisés niveau placement que les petits étudiants syndiqués (ils se placent deux par deux, ce qui permet de recharger extrêmement vite pour tendre une bible) et ne manquent pas d’aplomb (ils tenteront de convaincre les plus réticents, même ceux qui leur répondent qu’ils sont musulmans, rien ne les arrêtent !).
Deux options : soit vous faites votre tête de mal aimable et ne répondez pas à leurs “arguments” quoiqu’il arrive, soit vous rentrez dans leur jeu et vous leur coupez la chique. Ainsi, si vous avez du répondant, ça peut être amusant (“ah non merci, mais c’est contre ma religion ça !”). Quoiqu’il arrive, ne réduisez jamais la cadence de marche !! Ils vous sauteraient dessus autrement.
- Les œuvres caritatives -
Les techniques citées ci-dessus marchent bien, mais il arrive parfois qu’un gars de l’Unicef ou de la lutte contre le cancer/sida vous alpague malgré tout.
Qu’on soit bien d’accord, ceux là n’ont pour but que de vous poussez au don, pas à répondre à quelques questions. Dans mon cas, je n’ai pas de salaire fixe, donc je ne peux me permettre de leur dire oui pour le don (car ils retirent mensuellement une somme de votre compte bancaire).
J’ai du mettre en place certaines techniques après m’être fait avoir une fois :
Soit je leur dit “ désolée, je suis en retard !” avec un sourire (oui, c’est souvent un gros mensonge, mais comme je marche toujours vite, que je sois en retard ou non, on voit pas la différence)
Soit je leur dit que j’ai déjà donné la dernière fois qu’ils sont venus (ils viennent très souvent, donc là aussi c’est plausible) et toujours avec le sourire.
Soit je leur dit avec un sourire qu’ils sont déjà venus sur ma fac lorsqu’on est en ville (et là aussi, ils lâchent très vite prise puisque les fac sont leur premier lieu de démarchage). Notez bien que je ne spécifie pas avoir donné, et pourtant ils n’insistent pas, preuve que ça suggère suffisamment.
- La pétition -
Pareil que pour les autres, toutes les techniques citées précédemment marchent. Mais il arrive parfois que vous ne soyez pas seul, et que les personnes qui vous accompagne n’aient pas encore acquis ces techniques, ainsi ils se font alpaguer, tout comme vous du coup. On vous demande de signer une pétition pour une cause qui ne vous concerne pas plus que ça. Et bien faites attention à l’effet de groupe, car si les autres signent, vous allez vous sentir obligés de faire pareil sous peine de vous sentir quelque peu déviant/sans cœur/ insensible (Quoi ? Ah, ça n’arrive qu’à moi parce que je suis trop gentille ? Ah, bon… Au temps pour moi !). Toutefois, si ça arrive, évitez de laisser trop de données vous concernant, voir laissez de fausses cordonnées (surtout dans le cas où c’est un peu “arraché” car ceux qui emploient ces méthodes n’ont pas forcément de justes causes… Ce serai dommage d’y être alors associé !)
- Les sondages -
Ceux là, je ne leur refusent pas un peu de mon temps si je ne suis pas pressée, car je me suis retrouvée dans leur situation et le serai encore à nouveau pour faire passer nos expériences. Je sais quelle galère c’est que de faire arrêter les gens pour qu’ils veulent bien répondre à vos questions (qui généralement ne sont pas très intrusives et ne prennent pas trop de temps en plus de ça).
Donc si vous tombez sur un de ceux là, et que vous avez un peu de temps devant vous, s’il-vous-plaît, arrêtez vous et répondez à ses questions, il s’agira peut-être d’un pauvre petit étudiant de psycho qui a une centaine de ces questionnaires à faire passer en quelques semaines seulement ;)
22 février 2009
Graphisme
L'autre jour, je suis allée m'acheter une tablette graphique. Me demandez pas pourquoi, ça fait un moment que j'en avais envie, que je lorgnais dessus, et parce que les quelques trucs que je fait sous Photoshop, ça trouve vite ses limite avec le pad ou la souris. Et puis parce que j'avais envie de me faire plaisirs aussi.
Au début, j'ai eu un peu de mal : la tablette représentant l'écran, fallait que je bouge le poignet plus qu'avec le souris ou le pad, trop dur ! Mais après quelques jours, je pense que ça va mieux. Ainsi, je peux à loisirs faire des dessins sur mes sujets favoris et vous les poster ici (aller, montrez-que vous êtes contents de voir des chwal partout sur ce blog !)
21 février 2009
Je veux !
Je veux une faluche, objet estudiantin par excellence, véritable carte de visite de notre cursus et signe de ralliement dans la fête. Je n'en ai pas croisé à Paris X, et vu le peu d'activité dans cette fac à la ramasse, j'en déduis qu'il n'y en a tout simplement pas. Dommage, j'aurais bien porté ma faluche avec son ruban en satin jaune pour signifier que j'appartiens à la corporation de psycho, avec mes étoiles d'années réussies, et mon chameaux à l'envers pour dire que je suis célibataire. C'est dommage que cet esprit ne fasse partie que de certaines fac, et que de certaines filières...
Je veux aussi ma "commencement ceremony" pour pouvoir porter cette toque qui donne à la fois l'air con et sérieux, et cette longue tunique sous laquelle tu peux venir à poil si l'envie t'en prend. Je veux pouvoir aller récupérer mon diplôme dans une cérémonie fastueuse et non pas dans un bureau minable d'un immeuble construit en 70 avec les murs et le mobilier qui vont avec, et avec la secrétaire pas aimable qui te sort un "félicitations" vraiment pas enjoué... Je veux pouvoir jeter en l'air ma toque, avec tous les étudiants de la fac pour m'enivrer de cet élan de joie d'avoir fini ses études. Je veux pouvoir poser en photo avec mes parents, dans cette tenue, et mettre la photo dans un joli cadre que j'accrocherai partout où j'habiterai. Et ma famille aura bien sûr un double, ce qui fait qu'on verra tous les petits enfants déguisés comme ça sur les photos de chez mes grand-parents. Les gens seront admiratifs devant cet apparat.
Je veux aussi ma "senior prom", où j'irai avec un copain homo, on jouera le couple d'hétéro, on se marrera bien. Je mettrais une robe pour une fois (oulala, que ça me coûte d'écrire ça !), je serais super bien coiffée, et mon cavalier aura la classe internationale avec son super smoking. On dansera comme pas permis, en compagnie de gens qu'on a croisé et qu'on a jamais vu dans de telles tenues. Tout le monde sera beau, magnifique, et brillant. Tout le monde arborera son sourire Colgate.
A la fin, ce sera les élections de la "Prom Queen" et du "Prom King", ce sera émouvant.
Mouais... En bref, j'en ai marre de l'université anonyme et sans âme à la Française, je veux une université à l'Anglo-Saxonne, où t'es fière de porter un t-shirt de ta fac, ou un pull 10 ans après (pour dire, je ne connais même pas les couleurs de ma fac, si tant est qu'elle en ait !). Où tu veux que tes enfants aillent, parce que c'est la tradition familiale que de passer par cette université.
En France, c'est plutôt "syndicats" et compagnie", on se vante d'avoir fait partie de tel combat ("J'ai fait 68" "J'étais au CPE"...). Le glamour à la Française quoi...
Pourtant, ya pas à dire, ça claquerai de porter un truc avec ça dessus :





















